Jiri Paroubek en Chine : feu vert pour les échanges commerciaux, les droits de l'Homme en marge d'intérêt

Premier ministre Jiri Paroubek (à gauche) et président de la République populaire de Chine Hu Jintao, photo: CTK
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C'était, semblait-il, une rencontre-clef de son périple asiatique. Samedi, le Premier ministre tchèque, Jiri Paroubek, s'est entretenu avec le président de la République populaire de Chine, Hu Jintao. Ceux qui espéraient que le chef du gouvernement en profite pour aborder des sujets délicats des relations sino-européennes ont été déçus.

Premier ministre Jiri Paroubek  (à gauche) et président de la République populaire de Chine Hu Jintao,  photo: CTK
Rencontre-clef, mais aussi imprévue, organisée au dernier moment. Mais puisque ce genre de rendez-vous ne se refuse pas, le Premier ministre Paroubek a décidé de raccourcir son séjour au Japon pour rejoindre illico presto, à Pékin, le chef de l'Etat chinois, Hu Jintao. Ce dernier lui a accordé une heure de son temps précieux, attention qui en a surpris plus d'un étant donné que les entretiens de ce genre durent habituellement de 30 à 40 minutes.

Premier ministre Jiri Paroubek,  photo: CTK
Avant de quitter le Japon, Jiri Paroubek a fait part aux journalistes de son intention d'évoquer la sensible question de l'observation des droits de l'Homme en Chine, comme le lui avait d'ailleurs demandé la branche tchèque d'Amnesty International et le comité Olympic Watch, organisations actives en la matière. Or, il n'en a rien été : ce sont finalement d'autres thèmes qui ont été au coeur de l'entretien entre le Premier ministre et le président. On écoute Jiri Paroubek :

"Ces pourparlers ont été centrés sur l'intensification de la coopération dans différents domaines : économique, surtout, culturel et aussi sportif. Personnellement, j'ai évoqué la possibilité d'envoyer des entraîneurs tchèques de football et de hockey sur glace en Chine, ce qui pourrait aider les athlètes chinois à progresser dans ces disciplines."

Certaines questions bien plus épineuses, comme les exportations massives de produits textiles et de chaussures à bas prix en Europe, y compris en République tchèque, n'ont pas été soulevées non plus.

Les relations entre Prague et Pékin, considérées comme empreintes de respect semblent connaître un nouvel élan, économique surtout, notamment depuis la visite en Chine, il y a un an, du président tchèque Vaclav Klaus. Un exemple pour tous : l'usine automobile Skoda fabriquera, dès 2007, à Shanghai, des Octavia. Le calendrier des futures rencontres tchéco-chinoises est chargé : neuf ministres tchèques devraient se rendre bientôt dans le pays le plus peuplé au monde tandis que son Premier ministre, Wen Jiabao, est, quant à lui, invité à Prague. Jiri Paroubek le rencontrera mardi, avant de retourner en République tchèque.

Auteur: Magdalena Segertová
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