Faits et événements Jana Brejchová : une star pas comme les autres
Jana Brejchová, considérée comme la plus grande star du cinéma tchécoslovaque de l’après-guerre et qui a à son actif une centaine de rôles pour le cinéma et la télévision, a soufflé cette semaine ses soixante-dix bougies.
Jana Brejchová, photo: Václav Chochola
Le régime communiste avait beau dénoncer et refuser le star-system, pour
toute une génération de spectateurs, la comédienne Jana Brejchová,
dont
la carrière artistique s’étend depuis les années 1950 jusqu’à
aujourd’hui, avait tout pour incarner une véritable vedette. Beauté,
talent, charisme et même une vie privée assez mouvementée.
Jana Brejchová
Née le 20 janvier 1940, Jana Brejchová s’est vue initier très jeune
au monde du cinéma. Découverte à l’école, c’est à l’âge de 13
ans qu’elle a débuté sur le grand écran. Parmi les nombreux films qui
ont suivi elle se fait remarquer pour son rôle dans la La fosse aux loups
(Vlčí jáma), film présenté au festival de Venise. Depuis, elle n’a
cessé d’enchaîner les rôles, parfois même quatre par an, qui lui ont
valu nombre de distinctions, dont on rappellera le prix de la meilleure
interprétation féminine au festival de Locarno, décerné en 1960 pour
le
film Monsieur Principe supérieur (Vyšší princip).
Jana Brejchová et Vlastimil Brodský
Jana Brejchová a collaboré avec les meilleurs réalisateurs tchèques de
l’époque : Jiri Krejčík, Jiří Weiss, Zdeněk Podskalský, Karel
Kachyňa, Jiří Svoboda et beaucoup d’autres. Dans les années 1960, sa
présence dans les films d’Evald Schorm, grande figure de la « nouvelle
vague tchécoslovaque », est très remarquée.
Jana Brejchová
Les occasions cinématographiques se faisant plus rares, Jana Brejchová
s'est tournée dans les années 1970 vers le théâtre. « Il est plus
libre, car il permet de choisir ce que l’on veut vraiment faire »,
affirmait-elle dans l’une des rares interviews qu’elle ait récemment
accordées. Le film lui a pourtant apporté encore une ultime
satisfaction,
lorsqu’elle a obtenu en 2007 un Lion d’or (équivalent d’un César
français) pour son rôle dans le film du jeune Jan Hřebejk, La Belle en
difficulté (Kráska v nesnázích).
Première épouse du réalisateur américain d’origine tchèque, Miloš Forman, Jana Brejchová s’est remariée à trois reprises et a connu plusieurs autres relations. En dépit des rebondissements dans sa vie sentimentale, elle s’est toujours comportée de façon à éviter l’intérêt des tabloïds. Une tentative difficile, qu’elle semble avoir pourtant, tant bien que mal, réussie.









