Faits et événements Inondations 2002 : des mois pour liquider les dégâts
Kampa a Prague (Photo: CTK)
De fortes averses ont touché la Bohême du sud-ouest, une semaine après les
inondations catastrophiques qui ont sinistré une bonne partie de la Tchéquie. Le
niveau des rivières de la région ne continuera donc pas à baisser, mais les
services de la météo ne prévoient pas de nouvelles inondations. Heureusement,
car dans les régions sinistrées, la situation frôle le désastre. Les médias
parlent surtout des villes et villages qui ont le plus souffert : en premier
lieu la capitale Prague, qui a vécu la plus grande crue de l'histoire de la
rivière qui la baigne, la Vltava. On n'oublie pas, pour autant, de petites
communes où les dégâts ne sont peut-être pas aussi importants, exprimés en
moyens financiers, mais qui sont encore plus sinistrées que la capitale.
Zalezlice, dans la région de Melnik, par exemple. Triste bilan : sur 120
habitations, une vingtaine seulement a échappé à la fureur des eaux ! Les autres
ne tiennent plus debout et devront être détruites. Que vont devenir leurs
habitants, souvent en larmes, aujourd'hui.
Parc Stromovka (Photo: CTK)
L'Etat offre une aide immédiate de 5 000 euros à tous ceux qui ont perdu leur
toit. Il offre, aussi, un crédit de 28 000 euro à 2 % d'intérêts sur une
échéance de 20 ans. Naturellement, des millions d'euros arrivent aussi sur les
différents comptes ouverts pour l'aide aux sinistrés. Ils seront utilisés,
surtout, par les communautés locales pour couvrir les frais de reconstruction. A
Prague, parmi les endroits les plus touchées, il y a, certainement, l'île de
Kampa, dans le quartier historique de Mala Strana, situé sous le Château de
Prague, où les dégâts sont énormes. Il semble que cet endroit pittoresque
pourrait être fermé au public pendant des mois. Même situation pour le parc
Stromovka, dans le sixième arrondissement.
Karlin a Prague (Photo: CTK)
L'avenir de Karlin, le quartier le plus touché par les inondations reste sombre.
Une partie des habitants a été autorisée à revenir dans les maisons qui ne sont
pas menacées d'effondrement. Un grand nombre d'entre eux n'est pas resté
longtemps : le temps de faire un peu de nettoyage, parer au plus urgent :
surtout vider les réfrigérateurs et les congélateurs des denrées alimentaires
qui s'avarient rapidement. Ce sont elles, d'ailleurs, qui rendent l'air du
quartier irrespirable. Bon nombre de logements sont insalubres et beaucoup de
rues sont vidées de leurs habitants. Le soir, faute d'électricité, le quartier
se transforme en ville fantôme...
Prague, ce n'est pas seulement, la puanteur et la boue, dans certains arrondissements, mais aussi la congestion du trafic automobile. Certains ponts de la Vltava restant fermés, le métro étant toujours en grande partie inondé, la circulation est dramatiquement perturbée. Bien que beaucoup d'automobilistes aient délaissé leurs véhicules, il est pratiquement impossible de circuler normalement dans Prague. Recommandation expresse des autorités : éviter de venir dans le centre en voiture ! Les transports en commun étaient gratuits, pendant les jours de crise, à partir de lundi, ils redeviennent payants. Conséquence à attendre : un nombre plus important de véhicules sur les voies de communication routière de la capitale. Le drame est loin d'être terminé...





