Faits et événements Inauguration officielle de l’Institut des études des régimes totalitaires

01-02-2008 16:59 | Jaroslava Gissübelová

Réunir en en seul endroit et rendre accessible les documents des périodes des régimes totalitaires – nazi et communiste – y compris les documents des anciens services secrets communistes et de la police communiste StB : ce sera la mission de l’Institut des études des régimes totalitaires qui commence ses activités le 1er février. Radio Prague a invité au micro son directeur, l’historien Petr Žáček :

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Petr ŽáčekPetr Žáček « On a pris le départ, et mon obligation en tant que directeur était d’assurer le passage des compétences des institutions existantes pour satisfaire les chercheurs mais, surtout, pour lever le secret d’une 13e chambre demeurant toujours, en partie, close, et donc ce qui est nouveau, c’est une ouverture au public. »

Un processus législatif compliqué, marqué par une polémique sur l’utilité d’une pareille institution, a précédé la création de l’Institut des études des régimes totalitaires. Il a deux principaux objectifs : centraliser les archives de l’ancienne StB éparpillées entre les services du contre-espionnage et les services du renseignement civil et militaire et accélérer l’accès des citoyens et des chercheurs aux informations. Le troisième objectif est de numériser les dossiers.

L’accomplissement de ces tâches sera possible à condition que l’institut parvienne à centraliser les documents, à l’exception d’une partie de documents confidentiels qui seront gardés par le service du renseignement civil, dit Petr Žáček selon lequel, le jour de l’inauguration de l’Institut, la plupart des documents est déjà réunie :

« Le gros des documents, ce sont les dossiers provenant des archives des services de contre-espionnage de l’ancienne StB : 900 000 dossiers de personnes physiques, aussi bien de citoyens de l’ancienne Tchécoslovaquie que de ressortissants étrangers. »

Le chiffre de 900 000 dossiers laisse entendre que près de 2 millions de personnes étaient concernés par les activités de la StB, soit en tant que complices actifs, soit en tant que victimes. Qu’est-ce qui changera pour les demandeurs de lustration ou pour les citoyens qui veulent tout simplement connaître leur passé, avec la création de l’Institut des études des régimes totalitaires? On écoute son directeur :

 « Rien ne change par rapport à la loi de lustration : le ministère de l’Intérieur reste le garant de l’application de cette loi adoptée en 1991 dans le but d’éliminer l’influence des personnes liés à la StB communiste, dans un certain nombre d’institutions publiques. Ce qui changera, c’est la façon de rendre accessible les documents des archives : les demandeurs n’auront qu’à s’adresser à une seule institution centrale à l’échelle du pays, notre institut, qui sera le garant de ce que leur demande soit réglée d’une manière la plus complète possible. »

La durée de la satisfaction aux demandes devrait diminuer encore après l’informatisation des archives qui sera effective dans deux ou trois ans, et tout le processus devrait être achevé par l’accès aux documents dans les terminaux des Czech Point.

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