Faits et événements Il y a 64 ans, le Soulèvement de Prague éclatait
Ce mardi 5 mai, la République tchèque a célébré le 64e anniversaire du Soulèvement de Prague contre l’occupant nazi. La principale cérémonie organisée en souvenir de l’une des dernières hécatombes de la Seconde Guerre mondiale s’est tenue devant le bâtiment de la Radio tchèque, depuis lequel avait été donné le signal au Soulèvement de Prague.
Photo: Kristýna Maková
Aux sons des fanfares, les représentants du gouvernement, du Parlement, de
l’Union des combattants pour la liberté et de la Radio tchèque ont
déposé des gerbes de fleurs au pied des plaques commémoratives
installées à l’entrée du bâtiment. Sur ces plaques sont gravés les
noms des combattants tombés dans les durs combats qui ont eu lieu autour
de la Radio. Dès le matin du 6 mai 1945, la Radio diffusait des appels en
plusieurs langues pour venir en aide aux insurgés sur plus de 1700
barricades érigées dans la ville :
La plus grande résistance armée du peuple tchèque, désignée comme le
Soulèvement de Prague, a commencé le 3 mai à Přerov, en Moravie. Les
combats pour la libération, qui se sont poursuivis jusqu’au 9 mai, ont
fait plus de 3500 victimes. Pour l’historien Jan Boris Uhlíř, c’est
l’annonce du décès de Hitler et de la capitulation de Berlin qui a
précipité le soulèvement :
« Le conseil national tchèque, qui a pris la direction politique du soulèvement, et le commandement militaire Bartoš ont décidé de proclamer, le soir du 5 mai 1945, que la période de triste mémoire du Protectorat de Bohême – Moravie était terminée. »
Les participants au soulèvement, pas très bien armés, faisaient face à une puissante armée allemande Mitte. Le dressage de barricades a constitué un moyen d’empêcher leur passage par Prague et plus loin à l’Ouest, en direction des Américains afin d’éviter la captivité soviétique. Le Soulèvement de Prague a raccourci la guerre de plus d’une semaine et a fort probablement déjoué les plans nazis qui ordonnaient une destruction totale de la ville. Une cicatrice en est l’hôtel de ville de la Vielle-ville, dont toute une aile a été détruite et n’a jamais été reconstruite. C’est ici aussi qu’une cérémonie du souvenir a été organisée ce mardi, de même que dans la prison de Pankrác, où des centaines de résistants tchèques ont été exécutés pendant la guerre.







