Hockey – Mondial : après la claque suisse, place à la Russie en quarts de finale !

Coup d’arrêt au championnat du monde de hockey sur glace pour la République tchèque, battue par la Suisse (1-3), mardi à Paris-Bercy. Si elle n’a nullement remis en cause sa qualification pour les quarts de finale, cette défaite, la deuxième du tournoi, contraindra la Reprezentace à affronter la Russie, jeudi après-midi.

Tchéquie - Suisse, photo: ČTKTchéquie - Suisse, photo: ČTK C’est une claque qu’ils ont prise en pleine figure. Une claque sans conséquences irréparables dans l’immédiat, mais à laquelle ils ne s’attendaient pas vraiment. Après cinq victoires consécutives, dont la dernière contre la France dimanche (cf. : http://www.radio.cz/fr/rubrique/sport/hockey-mondial-pour-les-tcheques-vainqueurs-de-valeurux-francais-tout-roule-a-paris), les Tchèques, peut-être trop confiants, sont passés à côté de leur sujet pour le dernier de leurs sept matchs de groupe. Face à une équipe de Suisse qu’ils n’ont pourtant certainement pas sous-estimée, les Jabub Voráček, David Pastrňák et autres Tomáš Plekanec, menés au score dès la 2e minute, ont montré trop d’insuffisances pour espérer mieux, comme le leur reprochait l'entraîneur Josef Jandač :

« Les Suisses nous ont certes bloqué beaucoup de lancers, mais c’est parce que nous avons souvent mal joué le coup. Nous avons manqué de présence dans la zone offensive. Je suis très déçu, comme du début de match, où nous avons de nouveau encaissé un but trop rapidement. Tout devient plus compliqué ensuite. Cela fait déjà pourtant plusieurs fois que nous prévenons les joueurs de la nécessité de faire de bonnes entames. J’ai le sentiment que cela ne sert à rien. Il nous a dans l’ensemble manqué de maîtrise, que la combativité ne suffit pas à compenser. »

Tchéquie - Suisse, photo: ČTKTchéquie - Suisse, photo: ČTK Trahis également sur le deuxième but par une erreur de leur gardien Petr Mrázek, les Tchèques ont souvent souffert de la comparaison contre une équipe helvétique plus présente dans les zones de vérité du jeu. Pas même la réduction du score à 1-2 de leur attaquant Roman Červenka dans le deuxième tiers-temps ne leur a permis de se relancer face à un adversaire qui est apparu mieux organisé, comme l’admettait le défenseur Radko Gudas :

« Les Suisses ont bien joué le coup. Ils étaient toujours très nombreux devant leur cage et l’ont bien protégée. Nous savons que c’est un aspect du jeu que nous devons améliorer. Nous devons être plus agressifs tant devant le but adverse que devant le nôtre. En même temps, nous avons de nouveau encaissé en tout début de match, et quel que soit l’adversaire en quarts de finale, c’est quelque chose qu’il faudra éviter à tout prix. »

Tchéquie - Suisse, photo: ČTKTchéquie - Suisse, photo: ČTK Il vaudrait effectivement d’autant mieux que ce prochain adversaire sera la Russie. Une Sborna certes elle aussi battue par les Etats-Unis (3-5) pour son dernier match de groupe mardi à Cologne, mais qui, pour le reste, a laissé une excellente impression depuis le début de ce Mondial, comme l’explique le superviseur tchèque, Jiří Fischer :

« C’est une équipe qui n’a pas encaissé le moindre but dans trois de ses matchs de groupe et qui en a inscrits un paquet. Les Russes ont quatre lignes offensives de très haut niveau. C’est une équipe bien équilibrée composée de jeunes joueurs très rapides qui ont faim. Ils ont préféré ne pas prendre leurs leaders de ces dernières années pour ce Mondial et pour l’instant, à l’exception de leur dernier match perdu contre les Etats-Unis, ils réalisent un très bon tournoi. »

Troisièmes de leur groupe, les Tchèques, qui avaient été nettement dominés par le Canada (1-4) en ouverture de la compétition, ont donc été battus par les deux équipes qui ont terminé devant eux au classement. Un constat inquiétant dans l’optique du prochain match, couperet cette fois et dans lequel ils n’auront plus le droit à l’erreur, comme en est bien conscient le capitaine Jakub Voráček :

Tchéquie - Suisse, photo: ČTKTchéquie - Suisse, photo: ČTK « Nous sommes des professionnels, j’espère donc que nous savons ce qu’il faut faire pour ne pas passer au travers au prochain match. C’est un quart de finale, c’est le match le plus important de l’année. Si nous gagnons, nous resterons jusqu’au bout du tournoi pour espérer décrocher une médaille, ce qui est notre objectif. Mais si nous perdons, nous n’aurons plus qu’à faire nos valises pour rentrer à la maison. Préparons-nous donc comme il le faut ! »

Ce quart de finale contre la Russie, qui sera comme de tradition suivi par un public tchèque très nombreux devant les postes de télévision, est programmé jeudi après-midi à 16h15.