Grand steeple-chase de Pardubice : drame et tradition une nouvelle fois au rendez-vous

Dimanche s'est disputée la 115e édition de Velka Pardubicka, le Grand steeple-chase de Pardubice, en Bohême de l'Est. Cette légendaire course hippique d'obstacles, considérée comme l'une des plus exigeantes en Europe et longtemps décriée par les associations de protection des animaux (un cheval est encore mort cette année), a été remportée à l'issue d'un superbe final par Maskul, un cheval marron de onze ans monté par le joker allemand Dirk Fuhrmann.

Velka Pardubicka, photo: CTKVelka Pardubicka, photo: CTK En neuf minutes et onze secondes, nouveau record d'un parcours long de 6900 mètres, Dirk Fuhrmann, qui s'alignait à Pardubice pour la première fois de sa carrière, a mené Maskul à sa deuxième victoire, trois ans après son premier succès.

Dirk Fuhrmann et Maskul, photo: CTKDirk Fuhrmann et Maskul, photo: CTK Même si le beau temps était au rendez-vous cette année et le terrain par conséquent moins lourd que d'habitude, seuls sept des dix-sept chevaux à avoir pris le départ ont terminé une course souvent comparée au Grand National de Liverpool, en Angleterre. Registana, grande favorite et vainqueur des deux dernières éditions, est tombée dès le deuxième des trente-un obstacles que comporte le tracé. Pour la jument sans doute la plus connue de République tchèque, ce sont donc désormais les harras et la reproduction (en France) qui l'attendent pour une retraite bien méritée.

Suite à cette chute, une bataille féroce s'est engagée pour la victoire et c'est finalement Maskul qui, au prix d'une superbe remontée dans la dernière ligne droite, l'a emporté d'une demi-longueur, au grand plaisir de son joker Dirk Fuhrmann :

« Il y a trois semaines de cela, j'ai monté Maskul pour la première fois et j'ai tout de suite senti que c'était un cheval intelligent et qu'il passait très bien les obstacles. Le moment le plus délicat de la course est apparu dès le deuxième obstacle lorsque la tenante du titre, Registana, est tombée juste devant moi. Lorsque je l'ai vue à terre, j'ai pensé que la chute était inévitable pour nous aussi et que c'en était donc fini. Mais nous avons réussi à poursuivre et ensuite ce fut une course magnifique, même si l'arrivée fut la plus dure de ma vie. »