Faits et événements Géorgie : la Tchéquie salue l’unité de l’UE

02-09-2008 16:53 | Alena Gebertová

La République tchèque salue les résultats du sommet extraordinaire de l’Union européenne qui s’est tenu lundi à Bruxelles et qui a été consacré au conflit entre la Géorgie et la Russie.

Télécharger: MP3

Karel Schwarzenberg, photo: CTKKarel Schwarzenberg, photo: CTK Le sommet terminé, le Premier ministre Mirek Topolánek et le chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg se disent satisfaits de leur mission qui avait deux axes principaux : le respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie et la reconstruction du pays. L’important, pour le ministre Schwarzenberg est le « signal d’unité » envoyé par l’Europe. Mirek Topolánek se déclare pour sa part non moins satisfait.

« Tous les points que je devais, en tant que chef de la délégation tchèque, présenter et imposer, se reflètent dans la résolution finale du sommet ».

Mirek Topolánek, photo: CTKMirek Topolánek, photo: CTK Mirek Topolánek se félicite également du gel des négociations en cours sur un partenariat renforcé entre Bruxelles et Moscou qui devrait persister tant que les troupes russes déployées en Géorgie ne seront pas revenues sur leurs positions antérieures.

Le chef du gouvernement tchèque souligne en outre qu’il y a lieu de se concentrer dorénavant sur l’aide humanitaire et économique à la Géorgie. Dans cette logique, la République tchèque souhaite organiser une conférence de donateurs en vue de recueillir des moyens pour la reconstruction de la Géorgie et qui devrait d’ailleurs être convoquée dans un proche délai.

Václav Havel, photo: CTKVáclav Havel, photo: CTK Les conclusions du sommet répondent-ils, aussi, à l’attente de l’ex-président tchèque Václav Havel ? On écoute ce qu’il a dit dans un débat télévisé diffusé, dimanche, la veille du sommet.

« Je pense que l’Union européenne devrait aller un peu plus loin dans sa position. Définir qui est l’agresseur. Il n’est pas possible d’omettre ce qui s’est passé et de se tourner uniquement vers l’avenir. On ne saurait éviter la réponse à la question de savoir qui est l’agresseur. J’estime que cela devrait être dit clairement : l’ours a mis le pied sur le nain qui le dérangeait depuis bien longtemps ».

Plusieurs commentaires dans la presse tchèque de ce mardi vont dans le même sens. On citera le quotidien Lidove noviny, dans lequel nous pouvons lire : « Les conclusions du sommet ne peuvent pas satisfaire les pays comme la Grande-Bretagne, la Pologne ou la Tchéquie, car dans aucun point la Russie ne se voit présenter comme l’agresseur. Au lieu de cela, on parle d’une réaction disproportionnée ».

à découvrir

Autres articles publiés

Décès de Tomáš Baťa junior, symbole de réussite du business tchèque

Jaroslava Gissübelová

Tomáš Baťa junior, photo: CTK C’est à Toronto, au Canada où il a installé, après la guerre, l’empire de la chausse familiale fondé en 1894 par son père à Zlín, que...En savoir plus

La Cour suprême invalide la confiscation d’une forêt ayant appartenue à la famille Walderode

Václav Richter

L’affaire de la restitution des biens de la famille Walderode en République tchèque a pris un nouveau départ. C’est en décidant de rendre...En savoir plus

Articles correspondants

En savoir plus

Archives de la rubrique

En savoir plus

Diffusion actuelle en français