Faits et événements Français et Autrichiens protestent contre les réformes du social
Protestations à Marseille, photo: CTK
La presse tchèque s'intéresse fortement à la journée de protestation qui
s'est déroulée, ce mardi, en France surtout, mais aussi en Autriche. En
effet, les citoyens qui sont descendus dans les rues de Paris, Lyon,
Strasbourg, Vienne, protestent contre les réformes du secteur social,
préconisées par les gouvernements français et autrichien, des réformes que
compte engager, aussi, le gouvernement tchèque. La presse tchèque remarque
que la raison de ces projets de réforme est la même, que ce soit en
France, en Autriche, ou dans les autres pays de l'Union européenne : le
déficit budgétaire qui doit se situer en dessous de 3 % du PIB. Pour la
République tchèque, un pays candidat, qui devrait faire son entrée à
l'Union, en 2004, c'est encore un critère à atteindre, le fameux critère
de Maastricht, afin de pouvoir accéder au système monétaire européen, donc
à l'euro. Les commentaires notent, qu'à la différence de la France ou de
Manifestations à Paris, photo: CTKl'Autriche, où des gouvernements de droite sont en place, en Tchéquie, le
gouvernement de coalition est à majorité social-démocrate. Les
sociaux-démocrates tchèques sembleraient donc avoir oublié leurs promesses
électorales d'il y a un an, seulement. Contre quoi protestaient les
Français ? Contre la réforme des retraites, une réforme qui les conduirait
à travailler plus longtemps, aussi bien dans le secteur public que dans le
privé. Il semble, aussi, selon les commentaires de la presse tchèque, que
les syndicats français voulaient tester leurs forces, face aux
déclarations du gouvernement, affirmant que celui-ci ne reculera point et
appliquera son plan de réformes. Intéressant de constater, aussi, que les
raisons des réformes des retraites, en France, en Autriche et en Tchéquie,
sont les mêmes : il n'y a plus assez d'argent pour payer les retraites. La
Tchéquie vivra-t-elle de telles manifestations ? Attendons encore la
réunion tripartite de juin entre le gouvernement, les patrons et les
syndicats.






