Faits et événements Foot – Šmicer : « Important de garder un état d’esprit positif avant l’Euro »

02-03-2012 16:26 | Guillaume Narguet

Pour sa première rencontre de préparation en vue de l’Euro 2012, mercredi, l’équipe de République tchèque de football a fait match nul contre l’Irlande (1-1). Bien que rejoints dans les dernières minutes après l’ouverture du score par Milan Baroš en début de seconde mi-temps, les Tchèques sont repartis de Dublin avec un sentiment prédominant de satisfaction. A un peu moins de cent jours de leur premier match de groupe contre la Russie, les hommes du sélectionneur Michal Bílek ont confirmé qu’ils étaient bien sur une pente ascendante après leur qualification pour le championnat d’Europe en fin d’année dernière. Une analyse confirmée en français au micro de Radio Prague par le manager de la Reprezentace, Vladimír Šmicer :

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Vladimír ŠmicerVladimír Šmicer « Oui, c’était un bon match pour nous. Il ne nous a pas manqué grand-chose pour le gagner. C’est un peu dommage d’avoir encaissé ce but à la fin, mais on a montré de belles choses et un jeu positif. C’est important parce que, il y a encore un an de cela, nos matchs amicaux étaient mauvais. Alors, ce que l’on veut d’abord retenir cette fois, c’est d’avoir produit du beau jeu. On mettra donc l’égalisation concédée sur le compte des nombreux changements effectués en deuxième mi-temps. Ce n’est pas grave. On ressort de ce match avec beaucoup d’éléments positifs. »

Justement, par rapport aux critiques qui ont plu ces deux dernières années après vos matchs amicaux il est vrai catastrophiques, on se souvient par exemple de la défaite 3 à 0 concédée en Norvège en août dernier, était-ce important pour la confiance de faire bonne figure en Irlande et de bien commencer l’année 2012 ?

 « Oui, c’était très important pour nous. On a gagné nos trois derniers matchs en 2011 avec les barrages et le dernier match de groupe en Lituanie, et on voulait continuer dans le même état d’esprit. Ce match en Irlande était d’autant plus important que le prochain rassemblement de l’équipe nationale est prévu en mai, juste avant le championnat d’Europe. Il fallait donc emmagasiner une certaine confiance et bien nous préparer. C’était le dernier test et on ne voulait surtout pas le perdre. »

L'équipe de République tchèque de football a fait match nul contre l'Irlande (1-1), photo: CTKL'équipe de République tchèque de football a fait match nul contre l'Irlande (1-1), photo: CTK Sur ce match à Dublin, mises à part les dix premières minutes durant lesquelles vous avez subi la pression irlandaise, vous avez plutôt maîtrisé et contrôlé les débats. Mais, notamment en première mi-temps, vous vous êtes procuré assez peu d’occasions. Que vous a-t-il donc manqué pour être plus dangereux devant le but irlandais ?

 « C’est vrai que les Irlandais étaient un peu mieux en place que nous en début de match. Mais après ce premier quart d’heure, nous avons mieux contrôlé le match. Malheureusement, nous n’avons eu le contrôle du ballon que jusqu’aux 16 mètres irlandais et il n’y avait pas de finition. On n’a pratiquement pas tiré au but, on a certes eu quelques centres, mais qui n’étaient absolument pas efficaces. A la mi-temps, nous avons donc demandé aux joueurs d’essayer de frapper plus souvent au but. »

Ces consignes ont porté leurs fruits puisque vous avez marqué dès l’entame de la deuxième mi-temps par Milan Baroš. Est-ce important que Baroš précisément ait retrouvé le chemin des filets après une longue période sans but en équipe nationale ? C’est un joueur sur lequel le sélectionneur Michal Bílek compte beaucoup, mais qui a été critiqué ces derniers temps et qui, encore une fois, n’avait plus marqué depuis longtemps, ce qui est quand même embêtant pour un attaquant ?

L'équipe de République tchèque de football a fait match nul contre l'Irlande (1-1), photo: CTKL'équipe de République tchèque de football a fait match nul contre l'Irlande (1-1), photo: CTK « Oui, c’est important pour la confiance de Milan. Nous disposons certes de deux ou trois attaquants, mais ils marquent peu. Ce sont plutôt nos milieux de terrain qui le font. Nous avons donc besoin d’un Baroš en forme. Le problème, c’est qu’il a eu de nombreux ennuis physiques ces dernières saisons. Il est souvent blessé et ce n’est pas évident de retrouver la forme à chaque fois. L’idéal maintenant serait qu’il ne se blesse plus avant la fin de la saison et qu’il puisse bien se préparer pour le championnat d’Europe. Quand il est en forme et capable de courir 90 minutes, Milan reste un attaquant de très haut niveau."

Vous pourrez entendre et lire l’intégralité de cet entretien avec Vladimír Šmicer dans la prochaine rubrique sportive, lundi.

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