Faits et événements Festival d’art contemporain Tina B. : des installations plutôt que des tableaux
Pendant trois semaines, jusqu’au 25 octobre, Prague fait la part belle à l’art contemporain. Le festival Tina B. expose pour la troisième année consécutive des oeuvres d’artistes tchèques et étrangers contemporains. Galeries et lieux insolites accueillent ces travaux, comme nous l’explique la commissaire du festival, la galeriste Monika Burian.
Monika Burian, photo: Barbora Kmentová « Il y a quatre endroits principaux. Il y a la Laterna Magika dans la rue
Narodní. Non loin de là, il y a le Palac Adria avec la Galerie des
critiques. Ensuite, il y a l’Institut italien et le dernier endroit,
c’est un bâtiment inhabité en face de la Galerie nationale. Dans
chacun
de ces lieux, on peut voir des installations de son, de lumière, des
vidéos, des installations interactives. Il n’y a pas de tableaux ou de
photos classiques, parce qu’un des objectifs du festival, c’est aussi
d’exclure cette part de l’art contemporain, parce que c’est plus
facile de monter une exposition de tableaux que des installations. Ces
installations sont souvent très difficiles à monter parce qu’elles
nécessitent de la technique et des endroits adaptés. »
Combien d’artistes sont invités et de quels pays viennent-ils ?
Photo: Barbora Kmentová « Au total on a environ 70 artistes. Pendant le festival, il sera
possible d’acheter le catalogue, il fait 330 pages, c’est presque le
double de l’année dernière. On a des artistes qui viennent de
Colombie,
d’Italie, d’Allemagne, d’Albanie, du Panama. Un peu du monde entier !
Même du Japon, car on a une section spécifiquement japonaise. Chaque
année on invite un pays ou deux : par exemple l’an dernier, c’était
la Corée et l’Italie. La première édition, c’était le Canada et la
Finlande. Pour l’année prochaine, on a prévu la Suisse et le Moyen
Orient. »
Comment se porte la création contemporaine tchèque ? Y a-t-il de jeunes artistes qui sont l’avenir de la création contemporaine tchèque ?
« Le festival est organisé par ma galerie. On représente deux groupes
d’artistes : les artistes très établis et qui ont plutôt 80 ans et
plus, comme Adriana Šimotová, Stanislav Kolíba, et de l’autre côté,
on a de très jeunes artistes qui travaillent surtout avec les nouveaux
médias. Et je trouve que dans ce groupe de jeunes artistes il y a des
talents extraordinaires qu’on a pu soutenir à des foires
internationales, qui ont été appréciés du côté des musées, des
collectionneurs et des critiques. J’utilise aussi ce festival pour
promouvoir ces artistes, même si chaque année c’est difficile de tout
monter, au niveau financier notamment, et la ville ne participe qu’un
tout petit peu. »
Plus d’infos sur ce festival dans la rubrique culturelle de ce week-end, où vous saurez enfin qui est cette mystérieuse Tina B. qui a donné son nom à l’événement...










