Faits et événements Entropa : cachez ces toilettes à la turque que les Bulgares ne sauraient voir
On reparle aujourd’hui d’Entropa, la sculpture tchèque controversée qui est installée depuis la semaine dernière devant le siège du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles. Si on en reparle aujourd’hui, c’est d’abord parce que le module qui représentait la Bulgarie dans ce puzzle a été dissimulé par un drap noir dans la nuit de lundi à mardi. Une opération qui se voulait discrète, suite à la plainte officielle des autorités bulgares ulcérées par le fait que leur pays soit représenté par des toilettes à la turque.
Photo: CTK
Si on reparle de l’œuvre réalisée par David Černý aujourd’hui,
c’est aussi parce que le président tchèque, Václav Klaus, a critiqué
le « message équivoque et insultant » délivré par Entropa,
et appelé
son gouvernement à « publiquement désavouer cette affaire
malheureuse », dans une lettre publiée lundi sur le site internet du magazine
Euro.
En tout cas, cette œuvre d’art n’en finit pas de faire parler
d’elle. Pavel Novák est le correspondant de la première chaîne de la
radio publique tchèque à Bruxelles :
Photo: CTK « Je peux confirmer que la partie bulgare n’est plus visible, mais
n’a pas
disparu, elle a seulement été recouverte pendant la nuit. J’ai entendu
que l’ambassade de Bulgarie auprès de l’UE avait exprimé sa
satisfaction. »
Est-ce qu’on sait si d’autres parties de l’installation vont être dissimulées ?
« Il y a aussi la Slovaquie qui a demandé des excuses pour le module qui représente son pays comme un saucisson hongrois. Mais le vice-Premier ministre tchèque s’est excusé et ces excuses sont suffisantes pour Bratislava. »
Slovaquie comme un saucisson hongrois, photo: CTK
Est-ce difficile d’être un journaliste tchèque à Bruxelles en ce
moment, est-ce qu’il faut parler tout le temps d’Entropa ?
« Non, ce n’est pas difficile pour nous mais naturellement à Bruxelles il y a beaucoup d’intérêt de la part des collègues étrangers. En ce qui me concerne, j’ai déjà été interviewé par beaucoup de radios et télévisions étrangères. Mais je peux dire que c’est un plaisir pour nous de parler de cette installation artistique, parce que c’est en quelque sorte la promotion de la République tchèque. »







