Faits et événements Ecoutez notre émission spéciale du 1er janvier
Nous vous proposons l’extrait d’une émission spéciale que nous avons préparé pour le 1er janvier… L’historien Ilios Yannakakis parlera non seulement des perspectives de la présidence tchèque de l’UE, mais aussi de ses attaches qui le lient à la République tchèque.
Ilios Yannakakis, photo: Archives de la ville de Velké Meziříčí
« C’est vrai que je suis un amoureux de la République tchèque.
J’aime ce pays-là, j’ai vécu longtemps dans ce pays-là. Pourquoi on
aime la République tchèque, pourquoi on aime une femme ? On ne sait pas.
Il y a vraiment un profond amour. Mais en même temps, j’ai un regard
critique sur ce pays-là. Ce pays-là est devenu relativement ennuyeux. Je
pense que les gens sont trop rapidement rentrés dans cette vision petite
bourgeoise, dirais-je, il n’y a plus ce sentiment d’effervescence
intellectuelle, il n’y a plus ce sentiment de cette richesse, de cette
beauté culturelle qui était le fort de la République tchèque dans des
moments de crise. Et comme il n’y a pas de crise comme c’était sous
les années de communisme, je pense que tout cela s’est un peu effrité.
Mais néanmoins, le dynamisme de ce pays est quelque chose
d’extraordinaire. Aujourd’hui, il faut aller dans des villes de
province, parce que Prague n’est pas un modèle, pour voir comment cela
s’est dynamisé, comment les gens ont envie de travailler, inventent,
créent, il y a quelque chose qui n’est pas mort dans ce pays. C’est
ça qui est formidable ».






