Faits et événements Ecole d’été d’études slaves : « les Français veulent étudier la langue de Milan Kundera »

19-08-2009 16:45 | Jean-Baptiste Durand

Lundi et mardi, vous avez entendu le témoignage de Marie-France Louis et de Madeleine Rouschmeyer. Ce sont deux des étudiantes françaises de l’école d’été d’études slaves à l’Université Charles. Deux étudiantes motivées pour surmonter les difficultés de la langue tchèque. Et pour cela, elles peuvent compter sur leurs professeurs. Zdenka Tošovska s’occupe chaque jour du groupe des débutants. Elle raconte son propre parcours, et comment aujourd’hui elle s’y prend pour enseigner le tchèque, en un mois, à des francophones.

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Les livres de Milan Kundera, photo: ČT24Les livres de Milan Kundera, photo: ČT24 « J’ai étudié au lycée en Moravie à Šumperk, et j’ai dû choisir soit l’anglais soit le français. Et comme mon père, pendant la Seconde Guerre Mondiale, a connu beaucoup de Français lorsqu’on l’a transporté dans un camp de travail, ils les aimaient beaucoup, et il m’a dit qu’il fallait que j’étudie le français. J’ai commencé mais comme c’était pendant le totalitarisme, je n’ai pas pu enseigner le français pendant vingt ans. J’ai commencé seulement après la Révolution de Velours. Aujourd’hui je suis en retraite, mais je continue à apprendre le tchèque aux Français ici. »

Parlons de ce cours, quelles sont les principales motivations des Français pour apprendre le tchèque ?

 « Pour moi c’est très intéressant car beaucoup d’étudiants parlent plusieurs langues, anglais, allemand, ou espagnol, mais ils ne parlent pas de langues slaves. Et comme ils connaissent nos auteurs, Bohumil Hrabal, et surtout Milan Kundera, ils disent vouloir étudier la langue de Milan Kundera. »

Le tchèque est une langue assez difficile, comment peut-on l’apprendre en un mois seulement quand on est français ?

 « Pour moi, un mois c’est trop court. Car la langue tchèque est très difficile pour les francophones, surtout la déclinaison. Il y a sept cas et ils ne sentent pas la différence. Les verbes posent problème également, les verbes perfectifs et imperfectifs. Mais ce groupe par exemple travaille très bien, ils sont très motivés et sont très bons. »

Pensez-vous que la France et la République Tchèque sont deux pays si différents que cela ?

 « Moi qui suis vraiment francophone, je dis que nous sommes une grande famille. J’ai beaucoup d’amis en France, on se comprend très bien. Les Français m’ont dit qu’il fallait faire un grand pont entre la France et la République tchèque pour y être plus vite. »

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