Faits et événements Dix ans du Sénat tchèque
L'existence de la deuxième chambre du parlement n'a pas besoin d'être justifiée : le Sénat est là et avec la chambre basse, ce sont les deux côtés d'une même médaille, la démocratie. Des propos faits à l'occasion du 10e anniversaire du Sénat par le Premier ministre Mirek Topolanek.
Le Sénat
Il y a dix ans la République tchèque a opté pour le bicaméralisme qui avait
existé en Tchécoslovaquie d'avant-guerre. La session constituante du Sénat
renouvelé a eu lieu le 18 décembre 1996. La chambre haute compte 81
membres élus pour 6 ans, dont un tiers est renouvelé tous les 2 ans.
Devant les sénateurs actuels et anciens réunis, mardi, à une session
solennelle, le président de la chambre haute Premysl Sobotka a rappelé que
durant les 10 ans de son existence, le Sénat a discuté de 1085 projets de
loi et de 359 conventions internationales. Des 313 lois renvoyées à la
chambre basse, celle-ci s'est identifiée avec 188 amendements sénatoriaux.
Le Sénat a aussi traduit une série de plaintes devant la Cour
constitutionnelle, toujours avec une suite positive. Tout cela place le
Sénat à la pointe parmi les chambres hautes européennes, estime Sobotka.
Et de rappeler les initiatives étrangères du Sénat, son ouverture envers
les citoyens et l'organisation régulière de séminaires sur des thèmes
d'actualité ou controversés.
Le palais Wallenstein
N'empêche qu'aux yeux de l'opinion publique, le Sénat n'est pas perçu en
rose : 3/5 des personnes interrogées, au moins de novembre dernier, par
l'institut de sondage CVVM, le considèrent comme une institution inutile
et un luxe qui coûte cher. Plus de la moitié estime qu'il retarde
l'adoption des lois. Beaucoup ont aussi reproché au Sénat d'occuper une
trop grande partie du quartier de Mala Strana, avec le vaste complexe
baroque du palais Wallenstein, son siège principal. Premysl Sobotka reste
convaincu que le Sénat a sa place dans le système constitutionnel tchèque
: il est une garantie de la démocratie, son rôle peut être important en
temps de crise et en matière de politique étrangère, et avec la chambre
des députés, il participe à l'amélioration de l'efficacité du processus
législatif.





