De jeunes réalisations à l’honneur du prochain Festival du film de Karlovy Vary

Sept films tchèques seront présentés dans les différentes sections compétitives du Festival international du film de Karlovy Vary, dont la sélection complète vient d’être dévoilée. La 53e édition du plus grand événement du genre en Europe centrale débute dans un mois dans la célèbre ville thermale de Bohême de l’Ouest.

'Všechno bude', photo: Film Service Festival Karlovy Vary'Všechno bude', photo: Film Service Festival Karlovy Vary Deux films tchèques figurent cette année parmi les douze longs métrages en sélection officielle. Le réalisateur Olmo Omerzu, 33 ans, briguera le Globe de cristal avec son nouveau film intitulé Všechno bude (traduit Winter Flies en anglais), une coproduction tchèque, slovène, polonaise et slovaque. Avec ce road movie, dont les protagonistes sont deux adolescents, le cinéaste slovène basé à Prague poursuit son exploration sensible des relations humaines après Rodinný film (Family Films), où il étudiait une famille en crise, ou encore de son premier long métrage Příliš mladá noc (Une Nuit trop jeune en français), sur l’immaturité du monde adulte. Directeur artistique du festival de Karlovy Vary, Karel Och se félicite de ce choix :

« Olmo Omerzu est un cinéaste que nous estimons beaucoup. Il jouit déjà d’une certaine renommée internationale. Ses précédents films ont été projetés par exemple à Berlin ou à San Sebastian. »

'I Do Not Care If We Go Down In History As Barbarians', photo: Film Service Festival Karlovy Vary'I Do Not Care If We Go Down In History As Barbarians', photo: Film Service Festival Karlovy Vary D’autres films en compétition traitent également des défis de l’adolescence, comme par exemple La Disparition des lucioles, du réalisateur canadien Sébastien Pilote. Ce film, porté par la jeune actrice Karelle Tremblay, raconte l’histoire d’une jeune fille qui se révolte contre l’ennui régnant dans sa petite ville. Faisant la part belle aux jeunes réalisateurs et aux premières œuvres, le festival de Karlovy Vary présente notamment les oeuvres du Roumain Radu Jude (I Do Not Care If We Go Down In History As Barbarians), de la cinéaste argentine Ana Katz (Sueño Florianópolis), du Russe Ivan Tverdovsky, (Jumpman) ou encore du réalisateur turc Ömür Atay (Brothers).

Parmi les films en lice pour le prix principal du festival, on trouve aussi le premier long-métrage du jeune réalisateur tchèque Adam Sedlák intitulé Domestik (Domestique), un drame psychologique sur un cycliste professionnel confronté à la destruction de sa personnalité et à la crise de sa vie conjugale.

Deux films tchèques seront par ailleurs présentés dans le cadre de la section compétitive intitulée « A l’Est de l’Ouest », dominée cette année par des femmes réalisatrices. Karel Och :

'Les Témoins de Poutine', photo: Film Service Festival Karlovy Vary'Les Témoins de Poutine', photo: Film Service Festival Karlovy Vary « Non, ce n’était pas volontaire de notre part, il ne s’agit pas d’une réaction à la campagne MeToo. Bien sûr que nous suivons attentivement le débat sur ce sujet, mais nous voulons garder notre distance par rapport à une certaine hystérie créée autour de cette campagne. Ce qui est décisif pour le festival, c’est la qualité des films. »

Dans la sélection des films documentaires, on retiendra le film L’Ile au trésor, du Français Guillaume Brac, le reportage intitulé A Mossoul et signé par la cinéaste tchèque Jana Andert ou encore le film Les Témoins de Poutine, réalisé par le Russe Vitaly Mansky et co-produit par la République tchèque.

Le programme complet du festival qui se déroulera du 29 juin au 7 juillet prochains est à consulter sur le site : www.kviff.com.