Faits et événements Czech In : premier festival du film tchèque à Paris
Du 3 au 9 juin, le Centre tchèque de Paris propose aux Parisiens Czech In, le premier festival du cinéma tchèque. Entretien avec Martin J. Bonhard, le directeur du Centre tchèque.
Martin J. Bonhard « C’est la première édition d’un festival de films tchèques
présentés au cinéma L’entrepôt dans le XIVe arrondissement. Dix films
vont être projetés pendant une semaine : il y aura deux projections par
jour. Il s’agit de films des vingt dernières années de la
cinématographie tchèque. »
Quels films sont présentés ?
« Le film d’inauguration, c’est Želary avec Ana Geislerova, qui est arrivée mercredi matin pour inaugurer le festival avec nous. On continue avec Le retour de l’idiot. Il y a aussi les films Kolya, Qui a peur du loup ?, Citoyen Havel. C’est un peu un mélange de ce qui s’est fait en République tchèque ces vingt dernières années. »
Qu’est-ce que le cinéma L’entrepôt ? C’est un cinéma qui présente des films d’art et d’essai ?
Želary « Oui, c’est plutôt un cinéma d’art et d’essai. Il ne montre pas
trop de films ‘mainstream’, pas de grosses productions hollywoodiennes.
C’est un très beau cinéma : il y a une galerie, un restaurant, un bar,
des concerts y sont organisés. C’est vraiment un cinéma typique
parisien. »
Comment avez-vous sélectionné ces films ? L’avez-vous fait en fonction de ce qu’ils révèlent de l’évolution de la République tchèque à partir de la chute du rideau de fer ?
« Un peu oui. Ce festival se déroule en collaboration avec le Centre du
film tchèque, qui est soutenu par le ministère de la Culture. Son but est
de promouvoir les films. La ligne directrice – pas seulement pour ce
festival, mais pour le Centre tchèque cette année – est un festival
qu’on a créé au sein du centre intitulé ‘Après 1989’ à
l’occasion de la présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne
et du vingtième anniversaire de la révolution de velours.
L’idée est
de montrer la nouvelle cinématographie tchèque qui n’est pas forcément
très connue en France. On connaît très bien les travaux des années
1960, de la Nouvelle vague tchécoslovaque mais on connaît peu les films
tchèques récents. On n’a pas pu tout choisir, donc on espère continuer
l’an prochain avec d’autres films. »
C’est dans ce sens que va ma dernière question. Si cette édition 2009 est un succès, vous pensez donc reconduire l’expérience l’an prochain ?
« C’est notre ambition. C’est pour cela que nous l’avons appelé ‘festival’. L’idée c’est de continuer avec ce festival du film. On va voir, ça va dépendre de l’intérêt. Mais pour l’instant on a beaucoup de réactions des médias français, et ça dépend des moyens budgétaires. Bien sûr, l’idée n’est pas seulement de montrer les films à un public français ou parisien mais aussi de permettre un échange entre professionnels. Si on réussit à réorganiser le festival l’année prochaine, peut-être essayerons-nous d’impliquer plus de producteurs tchèques pour qu’ils puissent rencontrer des producteurs français. C’est un peu l’arrière-pensée. »









