Faits et événements Crise : le prix des hôtels en baisse à Prague
La crise a peut-être un effet bénéfique pour les potentiels touristes à Prague : les prix des chambres d’hôtel sont en baisse. Selon de récentes études, une nuit dans un hôtel cinq étoiles qui coûtait 150 euros l’année dernière ne coûtera qu’environ 120 euros cette année. Nous avons joint un peu plus tôt par téléphone Patrick Beslon. Il est le fondateur d’une agence spécialisée dans le tourisme, appelée Avant-garde Prague :
« Ils essaient de remplir les hôtels par tous les moyens possibles et les
marchés qui n’étaient pas assez intéressants l’année dernière ou
il y a deux ans, maintenant ils s’y intéressent parce que c’est quand
même une rentrée d’argent. C’est moins cher que l’année dernière,
à peu près 20% moins cher. C’est difficile de donner un pourcentage
parce que la loi oblige les hôtels à afficher des prix et les prix ne
peuvent être supérieurs aux prix affichés. Donc les hôtels affichent
des prix qui sont soit réalistes soit complètement irréalistes et par
derrière ils négocient avec les professionnels du tourisme ou avec les
particuliers par différents canaux de distribution. Si c’est du tourisme
d’affaires ils vont essayer de tirer un maximum de profit, s’ils
négocient avec des tour-opérateurs pour du tourisme de loisir les prix
peuvent baisser beaucoup. Il y a un prix maximal, mais il n’y a pas de
prix minimal. »
Ces dernières années, le nombre d’hôtels avait considérablement
augmenté dans la capitale tchèque. Aujourd’hui, certains luttent pour
leur survie et certains sont déjà en train d’être retransformés en
immeubles de rapport. Patrick Beslon à nouveau :
« Il y a beaucoup de petits hôtels qui sont en train de périclyter. Il y a aussi les hôtels qui n’étaient pas sérieux qui n’ont plus de clients. La concurrence est rude. Il y a deux ans Prague avait encore un gros problème de capacité hôtelière, il n’y avait pas assez de lits, mais aujourd’hui on est déjà en surcapacité. Finalement, ce n’est pas plus mal parce que ça fait un peu le ménage. Certains hôteliers n’avaient pas besoin de se fatiguer, le service n’était pas bon mais de toute façon ils avaient des clients. C’est un peu le même principe dans la restauration à Prague : ‘Pourquoi se fatiguer puisque les pigeons sont là ?’. Mais maintenant les pigeons ne sont plus là donc ils sont obligés de s’adapter... »







