Faits et événements Copenhague : les pays candidats disent oui au budget de l'UE, mais...
L'élargissement historique de l'Union européenne commence a prendre des contours concrets. Vendredi dernier, à Bruxelles, les Quinze se sont mis d'accord sur le financement et le budget de l'Europe élargie. Lundi, à Copenhague, ils ont présenté leur proposition aux dix pays candidats. Leurs dirigeants l'acceptent, mais froncent les sourcils... Magdalena Segertova explique pourquoi.
Javier Solana, Romano Prodi et Anders Fogh Rasmussen au sommet de Copenhague, photo: CTK
Cette rencontre cruciale entre les
Quinze et les Dix, n'a pu avoir
lieu ailleurs qu'au Danemark, pays
qui assure la présidence de
l'Union jusqu'à la fin de l'année.
Justement, en décembre 2002, bien
des choses devraient se passer !
La Pologne, la République tchèque,
la Hongrie, la Slovaquie,
l'Estonie, la Lituanie, la
Lettonie, la Slovénie, Chypre et
Malte devraient boucler leurs
négociations d'adhésion, prévue
pour 2004. Mais avant que ces pays
ne puissent pousser le fameux
"ouf" du soulagement, il faudra
encore travailler un bon coup. La
République tchèque, par exemple,
doit, d'ici à la mi-décembre,
conclure quatre chapitres de
négociations.
Au sommet de Copenhague, le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a dévoilé, devant les candidats, les derniers secrets du financement de la vie à 25. Pas facile de mettre au point un tel projet : l'Allemagne et la France avaient mis des heures à discuter de la politique agricole commune, avant de trouver, enfin, un compromis... Mais ce dernier a soulevé une vague de questions et d'inquiétudes du côté des futurs membres de l'Union. Pourquoi ? Les fermiers d'Europe centrale et orientale ne recevraient, au lendemain de l'élargissement, que le quart des dotations promises. Ces aides directes aux agriculteurs devraient, ensuite, augmenter progressivement, jusqu'à 2013. D'où le mécontentement de certains pays, notamment la Pologne, estimant cette période de transition trop longue. Un autre point sensible : les aides en matière de politique régionale, que l'on trouve moins généreuses que prévu.
Merci de votre proposition, on va encore se pencher dessus. Voilà, en deux mots, la réaction tchèque au scénario, rédigé par les Quinze. "L'Europe va certainement s'élargir, il n'y a pas le moindre doute à ce sujet. Tous les dix Etats ici présents pourront y adhérer, s'ils le souhaitent", a dit le Premier ministre tchèque, Vladimir Spidla, en ajoutant que pour Prague, les conditions d'adhésion, proposées au sommet, ne sont pas définitives.
Prochain rendez-vous au Danemark donc, dans six semaines. Si tout se passe bien, les dix pays en question concluront, enfin, leur entrée à l'Union. Ils pousseront le "ouf", à la différence des trois candidats à l'élargissement en 2007, à savoir la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie, dont les représentants ont également assisté à la réunion du 28 octobre à Copenhague. Pour voir, ce qui les attend...







