Faits et événements Cohabitation à l'amiable en Tchéquie

05-01-2004 | Alain Slivinský

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Le Président Vaclav Klaus et le Premier ministre, Vladimir Spidla, photo: CTKLe Président Vaclav Klaus et le Premier ministre, Vladimir Spidla, photo: CTK Les premières interventions publiques des deux plus hautes instances tchèques, le président de la République et le Premier ministre, ont laissé entendre que la cohabitation entre le chef de l'Etat de droite et le Premier ministre de gauche pourrait se dérouler à l'amiable, en cette nouvelle année 2004. Le Président Vaclav Klaus et le Premier ministre, Vladimir Spidla, n'oublient pas d'insister sur le fait que cette année est une année historique pour la République tchèque : celle de son entrée dans l'Union européenne. On relève, pourtant, une certaine retenue dans les déclarations du chef de l'Etat. Il se garde bien de critiquer ouvertement le gouvernement de coalition à majorité social-démocrate. Quelques allusions à retenir seulement : il n'a pas signé trois projets de loi adoptés par les deux chambres du Parlement sur les 83 qui lui ont été présentés. Dans les trois cas, il s'agissait de lois concernant la réforme des finances publiques. Le Président Vaclav Klaus se déclare toujours pour une plus faible imposition de l'entreprise et des affaires. Tout en citant l'exemple des Etats voisins, qui ont diminué l'imposition des personnes morales, il laisse passer un vent de critique à l'égard de l'Union européenne et son système de contrôle trop strict, un contrôle qu'elle tente d'imposer aux pays membres, anciens mais surtout nouveaux, ces derniers à compter du 1er mai 2004. Et le Premier ministre, Vladimir Spidla ? En dépit des critiques, même celles concernant le passage d'électeurs potentiels de la social-démocratie dans le camp des communistes ou les menaces de grèves omniprésentes de certaines catégories professionnelles, salariés de l'Etat ou du privé, le chef du cabinet affirme que la réforme des finances publiques continuera, car elle est indispensable. Le simple citoyen n'a pas de quoi pavoiser : nouvelles hausses des prix, au printemps déjà, retard du départ à la retraite, augmentation de la TVA pour certains produits. Il peut se consoler en apprenant que les députés, sénateurs et autres hauts fonctionnaires devraient, peut-être, abandonner l'un de leurs nombreux privilèges : en congés de maladie, ils devraient être soumis au même régime que Monsieur tout le monde. Plus question donc de percevoir leurs pleins salaires pendant le premier mois, mais 50 % seulement avec un plafond déterminé.

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