Brexit : Boris Johnson à Prague, quelques jours après le discours de Theresa May à Florence

Boris Johnson était à Prague lundi. Avec son homologue tchèque, le social-démocrate Lubomír Zaorálek, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du Royaume-Uni s’est entretenu sur les dernières avancées dans les négociations sur le Brexit.

Boris Johnson, photo: ČTKBoris Johnson, photo: ČTK Lors du point presse qui a suivi la rencontre des deux ministres, Boris Johnson a tout d’abord souligné que Prague a été la première capitale européenne où il est venu expliquer plus en détail les nouvelles propositions et suggestions du Royaume-Uni liées au processus de séparation de l’Union européenne, telles qu’elles ont été présentées par la Première ministre Theresa May vendredi dernier à Florence. Un détail qui en dit long, selon Boris Johnson, sur les liens privilégiées qui unissent Londres et Prague.

Tandis que le chef de la diplomatie Lubomír Zaorálek a répété que les droits des ressortissants tchèques en Grande-Bretagne restaient une priorité, le ministre britannique des Affaires étrangères a assuré que leur situation ne changerait pas après le Brexit :

« Nous apprécions la contribution des 45 000 ressortissants tchèques qui vivent au Royaume-Uni. Leurs droits seront protégées et respectées aussi longtemps qu’ils le souhaiteront et seront garantis par les tribunaux britanniques. »

A Prague, Boris Johnson a également assuré ses homologues tchèques qu’après le Brexit, le Royaume-Uni allait rester un allié fidèle de l’Europe dans le domaine de la défense. Il a répété la position de la Première ministre britannique à propos de la facture du Brexit : Theresa May avait en effet déclaré que son pays honorerait ses engagements financiers après sa sortie de l’UE, sans toutefois donner de chiffres. Cela doit permettre de faire en sorte qu’aucun pays « ne paie plus ou ne reçoive moins » pour la période bugdétaire qui court jusqu'en 2020, a-t-elle souligné.

Surtout, la Première ministre a annoncé, à Florence, une nouveauté : le Royaume-Uni propose à l’Union européenne une période de transition de deux ans une fois la sortie du pays effective en mars 2019. Pendant cette période, le Royaume-Uni continuerait de faire affaire librement avec le bloc européen, le temps de trouver un accord sur un nouveau partenariat. Voici la réaction du chef de la diplomatie tchèque :

Boris Johnson et Lubomír Zaorálek, photo: ČTKBoris Johnson et Lubomír Zaorálek, photo: ČTK « Il serait appréciable que ce délais de deux ans soit respecté. D'un autre côté, je ne sais pas si cette période est suffisamment longue. Le fait d’avoir tout à négocier en l'espace de deux ans seulement nous met sous une grande pression. Le plus important, je crois, sera d'avoir une attitude positive, la volonté de trouver un accord. »

Un discours finalement assez proche de celui de Theresa May. Elle estime que le Royaume-Uni et l’UE ont tout intérêt à trouver une solution créative pour leurs futures relations commerciales. Celles-ci représentent une autre priorité tchéco-britannique dans les négociations sur le Brexit : le Royaume-Uni étant le 4e partenaire commercial de la République tchèque.