Faits et événements Après la Pologne, Joe Biden en République tchèque pour recoller les morceaux
Dans le cadre de sa tournée en Europe centrale, le vice-président américain Joe Biden effectuera une visite en République tchèque vendredi. Un passage attendu par les responsables politiques tchèques après la décision prise en septembre par les Etats-Unis de renoncer à l’installation du système de défense antimissile en République tchèque et en Pologne.
Joe Biden, photo: CTK
Une arrivée prévue jeudi soir histoire sans doute de profiter de la
beauté de Prague illuminée avant une journée de vendredi plus chargée
au cours de laquelle des entretiens avec le Premier ministre et le
président tchèques sont notamment prévus : tel est le programme du
passage de Joe Biden en République tchèque. Comme en Pologne mercredi, le
vice-président américain s’efforcera avant tout de rassurer ses
partenaires tchèques sur la volonté de Washington de continuer à
entretenir des relations privilégiées avec Prague. Un message important
pour la diplomatie tchèque, qui s’est sentie un peu trahie en septembre,
suite à l’annonce faite par Barack Obama que son administration
renonçait au projet imaginé par George W. Bush d’installer un système
de défense antimissile en Europe centrale. Une décision justifiée, entre
autres, par la volonté de la Maison blanche d’améliorer la qualité de
ses rapports avec la Russie. Celle-ci ne voyait en effet pas d’un bon
œil l’éventuelle présence d’un radar en République tchèque et
d’une dizaine d’intercepteurs de missiles en Pologne.
Jan Fischer, photo: CTK
Les Etats-Unis n’ont toutefois pas complètement abandonné leur
intention de se doter d’une défense antimissile en Europe, et les
Tchèques, comme les Polonais, souhaitent être partie prenante dans la
réalisation de ce nouveau projet. Le chef du gouvernement, Jan Fischer,
devrait d’ailleurs le confirmer à Joe Biden vendredi.
Mais la nouvelle version du bouclier ne sera pas le seul thème abordé. Les Etats-Unis devraient également faire part de leur intérêt pour l’achèvement de la centrale nucléaire de Temelín, en Bohême du Sud. Enfin, Joe Biden entend également proposer à l’armée tchèque la location d’avions de chasse américains. Le contrat passé pour dix ans avec la Suède pour les quatorze Gripen s’achèvera en 2015. Et même si le ministère de la Défense a indiqué il y a peu qu’il entendait prolonger le bail, les Etats-Unis espèrent le faire changer d’avis.
Autant de dossiers qui devraient donc permettre de constater, comme l’a souhaité l’ancien président Václav Havel avant l’arrivée à Prague de Joe Biden, que personne, sous-entendu surtout pas la Russie, « n’a poussé la République tchèque en dehors du champ de vision américain ».








