Faits et événements Amnesty International dénonce le commerce d’équipements utilisés comme instruments de tortures

18-03-2010 13:12 | Alexis Rosenzweig

Amnesty International dénonce les entreprises européennes et notamment tchèques qui font commerce d’« équipements de police et de sécurité conçus pour infliger la torture et d’autres types de mauvais traitements ». Dans un rapport intitulé ‘Des paroles aux actes’, Amnesty écrit entre autres que « la République tchèque a autorisé l’exportation d’entraves, d’armes à décharge électrique et d’aérosols de produits chimiques à neuf pays où la police et les forces de sécurité avaient déjà par le passé utilisé des équipements de ce type pour perpétrer des actes de torture et d’autres types de mauvais traitements ».

Écouter RealAudio: 16kbps 32kbps
Télécharger: MP3

Dans ce rapport, Amnesty International et l'Omega Research Foundation (ORF) observent que « ces activités persistent malgré l'introduction en 2006 de mesures de contrôle à l'échelle européenne » interdisant « le commerce international d'équipements de police et de sécurité conçus pour infliger la torture et d'autres types de mauvais traitements ». Eva Dobrovolna est la coordinatrice d’Amnesty International à Prague pour les questions de politique internationale :

« Nous percevons bien sûr favorablement le fait que la République tchèque se soit décidée à publier les informations sur les exportations de ce type de produits comme le demande la législation européenne. Cependant, certaines de ces informations ne sont pas rassurantes lorsque l’on regarde certains des pays auxquels ces équipements sont destinés, comme par exemple le Cameroun, le Pakistan, la Mongolie ou la Moldavie. Des pays où nous avons des documents sur les tortures pratiquées directement par les forces de police ou l’armée. »

Eva DobrovolnáEva Dobrovolná Le ministère tchèque des Affaires étrangères, qui doit donner son accord à toute exportation d’armes ou d’équipements assimilés avant la décision finale du ministère de l’Industrie, affirme avoir respecté les procédures. Mais un des porte-paroles du chef de la diplomatie a concédé à l’agence de presse ČTK que certains des pays mentionnés étaient dans une « zone grise » - des pays dont il est difficile de dire s’ils sont à problèmes ou non.

Amnesty International se félicite en revanche que Prague ait décidé d’interdire l’exportation de paralyseurs électriques vers les deux pays à risques que sont l’Azerbaïdjan et l’Iran.

à découvrir

Autres articles publiés

L’ancienne Gare « Ernest Denis » de Prague, un monument sacrifié à l’arrogance du pouvoir

Václav Richter

Il y a 25 ans s’effondrait dans un nuage de poussière la Gare de Těšnov à Prague. 400 kilogrammes d’explosifs ont balayé l’édifice qui...En savoir plus

Deux petites semaines pour admirer le codex de Iéna au Château de Prague

Anne-Claire Veluire

Le codex de Iéna, foto: ČTK Depuis le 16 décembre dernier, les Ecuries du Château de Prague accueillent une exposition qui présente l’art de la Réforme dans les pays...En savoir plus

Nicole Vaidišová : à 20 ans, la fin d’une promesse jamais tenue

Guillaume Narguet

Nicole Vaidišová, foto: ČTK Nicole Vaidišová, vous vous souvenez ? Il y a encore deux ans de cela, la Tchèque était considérée comme un des grands espoirs du...En savoir plus

Articles correspondants

En savoir plus

Archives des thèmes: Politique étrangère | Union européenne | Société

En savoir plus

Archives de la rubrique

En savoir plus

Diffusion actuelle en français

Voir aussi