Faits et événements Alimentation - fin de l'autarcie de la République tchèque ?
La Tchéquie perd, peu à peu, son autosuffisance dans la production des denrées alimentaires. Elle devient donc de plus en plus dépendante des importations. Cette constatation a été faite par la Chambre de l'Agriculture. Quelle en est la signification ?
La production de certains produits alimentaires est en baisse constante.
Cela conduit, comme l'affirme le président de la Chambre de l'Agriculture,
Jan Veleba, à une production qui ne répond plus aux besoins de la
consommation et à l'augmentation du volume des importations de ces
produits. Cela pourrait conduire à la hausse des prix des denrées
alimentaires. Quels sont les produits les plus concernés ? Jan Veleba :
« Cette année, il s'agit des pommes de terre. Nous ne sommes pas autosuffisants non plus en ce qui concerne les fruits ou les légumes. Pour ce qui est de la production animale, nous rencontrons des problèmes avec la viande de porc, qui accuse un déficit de 20 %. Cette année, pour la première fois dans l'histoire, nous perdons notre autarcie dans la production de la viande de boeuf. La production de la viande de volaille et des oeufs ne suffit plus non plus à la consommation. »
D'après Jan Veleba, les fermiers limitent leur production de produits qui
ne sont plus rentables pour deux raisons surtout : prix d'achat trop bas
ou concurrence trop forte des produits importés. Cette tendance s'est
encore renforcée avec l'entrée de la Tchéquie dans l'Union européenne. Si
elle continue, la production locale ne pourra plus faire face à la
concurrence et les prix risqueraient de grimper rapidement. La raison de
cette disparition de l'autarcie de la Tchéquie dans sa production
alimentaire ? La mauvaise politique des précédents gouvernements, car ils
n'ont pas su ou réussi à défendre les intérêts des agriculteurs, aussi
bien sur le plan national que sur le plan européen. Certains économistes
ne sont pas du même avis : d'après eux, dans une économie mondialisée,
l'autarcie devient inutile, voire même un fardeau. L'économie tchèque
devrait s'orientée seulement vers des activités pour lesquelles elle
dispose des meilleures conditions, et l'agriculture n'en fait résolument
pas partie.





