Faits et événements Adoption du Statut de l'administration publique
Pour écouter cette émission, cliquez ici.
C'est en troisième lecture, ce mardi, que la Chambre des députés à
adopté le nouveau statut de la fonction publique. Y sont
déterminées les conditions d'emploi de quelque 80.000
fonctionnaires. Une fois passé au Sénat et paraphé par le président
de la République, il entrera en vigueur à partir de 2004. Le nouveau
fonctionnaire va devoir prêter serment de fidélité à l'Etat et sera
régulièrement soumis à une évaluation de son travail. Il ne pourra
plus assurer une fonction parallèle à son emploi administratif, et
son activité éventuelle au sein d'un parti politique sera limitée. En
outre, les recrutements dans l'administration se feront par voie de
concours.
Ces restrictions sont compensées par toute une série d'avantages. En plus des cinq semaines de congé garanties pour les salariés, la fonction publique aura une semaine de congé supplémentaire et une autre, payée, au bénéfice du fonctionnaire faisant des études. Le projet accorde une prime de départ équivalente à cinq mois de salaire quand on quitte l'administration ou que l'on est mis à la retraite.
Contrairement à ce que le gouvernement demandait, le projet ne prévoit pas de garantie de l'emploi. L'Union de la liberté et des chrétiens-démocrates, partis de droite de l'opposition, pour leur part, ont refusé la titularisation immédiate. Finalement, les fonctionnaires n'auront pas le bénéfice de la garantie de l'emploi. En revanche, la loi prévoit un système ouvert pour les gens qui n'ont jamais travaillé dans l'administration.
L'adoption du statut de la fonction publique fut une déception
pour le Parti civique démocrate. Son président, Vaclav Klaus, a
déclaré : "Je suis persuadé que c'est mauvais". Selon lui, ces
nouvelles normes font des fonctionnaires une caste à part, avec des
privilèges exceptionnels. A cela, il faut ajouter, à son avis, ce que
cela coûterait à l'Etat. Vladimir Spidla, président de la
social-démocratie et vice-premier ministre, s'inscrit en faux
contre cette opinion, étant convaincu que les obligations comme les
droits du fonctionnaire sont bien équilibrés dans le statut.





