Faits et événements A Pyongyang, le président du PC tchèque fait l'éloge du régime nord-coréen

03-06-2005 16:13 | Alexis Rosenzweig

Une délégation de quatre dirigeants du Parti communiste tchèque (KSCM) est « en tournée » en Asie. Cette délégation, menée par le président du KSCM Miroslav Grebenicek, n'a pas choisi ses destinations au hasard, puisqu'avant la Corée du Nord, les deux étapes précédentes étaient la Chine et le Viêtnam.

Écouter: RealAudio MP3

PyongyangPyongyang Hanoi, Pékin, Pyongyang, trois capitales de pays où les communistes sont encore au pouvoir, trois capitales visitées par la délégation du Parti communiste tchèque, un parti souvent décrit dans les médias étrangers comme le seul parti non réformé de la région d'Europe centrale.

Le président du KSCM - qui est également député - s'est une nouvelle fois fait remarquer par son zèle, surtout dans le plus stalinien des pays visités.

« Le peuple coréen a bâti avec succès un pays prospère et autosuffisant sous la conduite du Parti du travail coréen » : c'est l'une des perles tirées des déclarations faites par Miroslav Grebenicek à Pyongyang. Selon l'agence de presse nord-coréenne, le leader communiste tchèque en aurait remis une couche en rendant hommage à Kim Il-Sung, « père de la doctrine du Djoutché qui a joué un grand rôle dans la révolution mondiale ».

Le président du KSCM Miroslav GrebenicekLe président du KSCM Miroslav Grebenicek Le président du Parti communiste tchèque, qui représenterait actuellement la deuxième force politique du pays selon de récents sondages, n'a pas ménagé ses efforts pour se faire bien recevoir par des hôtes réputés difficiles. Dans sa musette, il avait même amené des petits cadeaux, dont du verre de la célèbre fabrique de Novy Bor. Des offrandes qu'il pourra peut-être donner en main propre à l'homme qui tient ce pays d'une main de fer, Kim Jong Il, qui doit encore confirmer s'il recevra personnellement les Tchèques.

Des Tchèques, les Nord-Coréens en ont déjà reçu il y a moins d'une semaine, lors de la visite de députés - non communistes cette fois-ci - venus de Prague. Le président social-démocrate de la Chambre basse, Lubomir Zaoralek, avait alors mené une délégation pour tenter de « discuter constructivement avec les autorités de Pyongyang », des discussions qui avaient notamment porté sur le programme nucléaire nord-coréen. Dans le quotidien Mlada fronta Dnes daté de vendredi, Lubomir Zaoralek s'est indigné des propos tenus par le chef des communistes tchèques. Il lui a reproché de faire de « la mauvaise politique qui nous ramène dans une époque antérieure à 1989. »

à découvrir

Autres articles publiés

L'armée tchèque commandera 1600 soldats de la KFOR au Kosovo

Jaroslava Gissübelová

Pour la première fois depuis son entrée dans l'OTAN, en 1999, l'armée tchèque se voit charger d'une tâche d'importance majeure : elle...En savoir plus

Que savons-nous de nos enfants?

Václav Richter

"Ils sont effrontés, de plus en plus agressifs et vulgaires,"En savoir plus

Le pianiste Mikhaïl Rudy, l'un des invités du Printemps de Prague

Magdalena Segertová

La 60ème édition du festival international de musique Le Printemps de Prague s'achève samedi 4 juin, à la Maison municipale de Prague,...En savoir plus

La nuit des musées, pour la deuxième fois, ce samedi, à Prague

Jaroslava Gissübelová

La nuit des musées est célébrée pour la deuxième fois en Tchéquie et en Europe. Cette année autour d'un thème commun : « Lumières...En savoir plus

Articles correspondants

En savoir plus

Archives de la rubrique

En savoir plus

Diffusion actuelle en français

Voir aussi