Faits et événements 60 ans depuis la transformation de la ville de Terezin en ghetto juif
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Entrée dans le camp de concentration en Terezin
La forteresse baroque de Terezin, fondée à la fin du 18e siècle, doit son nom à
l'impératrice Marie-Thérèse. La ville de Terezin comptait, avant la Seconde
Guerre mondiale, près de 3 500 habitants. L'histoire tragique de Terezin
commence à s'écrire, au mois de novembre 1941. C'est alors, qu'un premier
transport de Prague y amène des Juifs, cette opération s'inscrivant dans le
projet de la «solution définitive de la question juive ». Ils sont placés,
d'abord, dans la caserne de la ville. C'est quelques mois plus tard, le 16
février 1942, que prend effet le décret du protecteur du Reich, Reinhard
Chandelier a sept branches en Terezin
Heydrich, en vertu duquel, toute la ville de Terezin devient un camp juif. Les
habitants qui y vivaient, auparavant, ont près de six mois pour quitter Terezin.
Dorénavant, la ville va accueillir uniquement des Juifs des pays tchèques, ainsi
que de Slovaquie, de Hongrie, d'Allemagne, d'Autriche, de Hollande ou encore du
Danemark. Pour la plupart des Juifs, le ghetto de Terezin n'est pas une station
finale. Plus de soixante transports seront expédiés, de Terezin, à destination
des camps d'extermination... Pendant son existence de quatre ans, le ghetto de
Terezin a accueilli plus de 155 000 Juifs, hommes, femmes et enfants, parmi
lesquels 75 000 Juifs tchèques. Près de 35 000 sont morts, directement à
Terezin, plus de 80 000 dans des camps de concentration. On ne cessera de se
rappeler le sort tragique de 7 500 enfants déportés de Terezin vers l'Est : deux
centaines à peine d'entre eux y ont survécu... Le ghetto de Terezin a été libéré
en mai 1945.





