Uber : plus de 400 000 téléchargements en République tchèque

Plus de 400 000 personnes ont téléchargé l’application mobile de la société Uber, un service de taxi alternatif, pendant les trois ans de son fonctionnement en République tchèque. L’entreprise a également annoncé, mercredi, que plus de 177 000 personnes utilisent leurs services à Prague au moins une fois par mois. 40 % des utilisateurs d’Uber sont des touristes étrangers.

Photo: portal gda, CC BY-SA 2.0Photo: portal gda, CC BY-SA 2.0 La société Uber a néanmoins refusé de rendre public le nombre total de courses. « Il s’agit des données sensibles. Je peux toutefois dire que leur nombre a augmenté de 340 % par rapport à l’année dernière », a indiqué le directeur de la filiale tchèque et slovaque d’Uber, Tomáš Peťovský.

Actuellement, l’entreprise collabore à Prague avec 2000 conducteurs. La plupart d’entre eux ne sont toutefois actifs que quelques heures par semaine et cette activité n’est pas leur principale source de revenus.

Uber s’était développé également à Brno à partir de février dernier. En avril dernier, le tribunal régional de Brno a néanmoins décidé d’interdire son fonctionnement dans la principale ville de Moravie. La justice a ainsi donné suite à la plainte des chauffeurs de taxi locaux pour qui ce service représente une concurrence déloyale. A la différence de ces derniers, les conducteurs qui utilisent cette application qui les met en contact avec des clients, n’ont en effet pas besoin de formation et de licence et ne doivent pas payer ni impôts, ni cotisations.

De même, les chauffeurs des taxis pragois ont eux aussi déposé une plainte contre la société Uber. Le tribunal municipal de Prague a néanmoins rejeté leur demande.

D’après le site ihned.cz, le gouvernement a présenté, cette semaine, une analyse qui devrait prochainement permettre à trouver des moyens pour réguler les services de l’économie dite collaborative. Parmi les règles en question, les sociétés comme Uber ou Airbnb pourraient avoir un régime d’imposition permettant une saine concurrence avec les entreprises de l’économie classique.