Produire en Russie pour contourner les sanctions économiques

En raison des sanctions économiques à l’égard de Moscou, un certain nombre d’entreprises tchèques, qui n’ont plus le droit d’exporter leurs biens vers la Russie, décident de les produire directement sur place. Des installations qui sont d’ailleurs soutenues par les autorités russes. C’est ce que rapporte ce mardi dans un article détaille le site d’informations HlídacíPes.org.

Photo illustrative: Tamtaburin rem, CC BY-SA 4.0Photo illustrative: Tamtaburin rem, CC BY-SA 4.0 « Sdelano v Rossii », « Fabriqué en Russie », voilà le sigle qui doit figurer sur certains produits d’entreprises européennes, et donc tchèques, pour qu’ils puissent être vendus dans le pays. Prises en 2014 dans le cadre du conflit ukrainien, les sanctions économiques de l’Union européenne à l’encontre de Moscou devraient être prolongées au moins jusqu’en septembre. D’ici là le pouvoir russe maintiendra également son interdiction d’importer des biens provenant de l’Union, des Etats-Unis et de quelques autres pays, essentiellement des produits alimentaires mais pas seulement.

Face à cette situation, un certain nombre de firmes ont décidé de développer des antennes en Russie pour continuer à pouvoir y écouler leur production. Parmi les entreprises tchèques, c’est par exemple le cas de Brisk Tábor, qui fabrique des bougies d’allumage et qui a ouvert à l’automne dernier une usine dans la ville russe de Togliatti. Un an plus tôt, le producteur de meubles Techo décidait de s’implanter sur le marché russe, tandis que des sociétés comme Hamé, dans l’agroalimentaire, ou Škoda Transportation, y développaient leur politique d’investissements.

Une politique qui est soutenue par la Russie. « C’est que les Russes s’efforcent d’augmenter la production locale et la tendance est à essayer de fabriquer au maximum chez soi. Le gouvernement russe a d’ailleurs lancé un programme qui vise à remplacer l’importation de biens étrangers par une production locale », confirme la Chambre pour les relations économiques avec la Communauté des États indépendants.