Procédure de saisie : les retraités tchèques de plus en plus menacés

Les retraités tchèques sont de plus en plus menacés de faire l’objet de procédures de saisie pour dettes, un système dont les défaillances sont pourtant régulièrement critiquées en Tchéquie. Fin juin, 88 000 personnes étaient dans cette situation dans le pays, un chiffre qui a plus que doublé en dix ans.

Photo illustrative: Barbora NěmcováPhoto illustrative: Barbora Němcová Pour le recouvrement de certaines dettes, l’Administration de la sécurité sociale (ČSSZ) peut faire en sorte de verser seulement partiellement les pensions de retraite ou certaines aides financières aux personnes débiteuses. Selon Jana Buraňová, la porte-parole de la ČSSZ, une somme de 1,1 milliard de couronnes, environ 40 millions d’euros, a ainsi été récupérée durant les six premiers mois de l’année afin de pouvoir rembourser les prêteurs.

Pour les retraités concernés par ces procédures, c’est en moyenne un montant de 2 000 couronnes, près de 76 euros, qui leur est retiré chaque mois. Ce n’est pas rien quand on sait que le niveau moyen des pensions de retraite était de 11 750 couronnes (près de 435 euros) au début de cette année 2017 ; c’est à peine plus que le seuil de pauvreté en République tchèque.

Comme pour d’autres indicateurs, le chômage ou l’espérance de vie, on observe d’importantes disparités géographiques et sociales. Dans la région d’Ústí nad Labem, l’une des plus pauvres du pays, un retraité sur vingt fait ainsi l’objet d’une procédure de saisie pour dettes.