Pollution : deuxième phase du programme de remplacement des vieilles chaudières

La République tchèque aurait l’un des airs les plus pollués en Europe et ce problème est en partie dû, en plus des transports et de l’industrie, aux vielles chaudières au charbon qu’utilisent encore de nombreux Tchèques pour se chauffer. Pour changer la donne, le ministère de l’Environnement a lancé voici deux ans un vaste programme pour remplacer ce matériel, un dispositif qui entre dans sa deuxième phase.

Richard Brabec, photo : Filip Jandourek, ČRoRichard Brabec, photo : Filip Jandourek, ČRo C’est le ministre Richard Brabec (ANO) qui a lancé ce jeudi le coup d’envoi de cette nouvelle étape. Le programme est désormais doté de 3,4 milliards de couronnes, quelque 130 millions de couronnes, une somme répartie entre les différentes régions tchèques qui sont ensuite chargées de sa répartition entre les particuliers qui déposent un dossier de demande de subvention. Il n’est désormais plus possible d’obtenir une aide pour acquérir une chaudière fonctionnant essentiellement au charbon ; au contraire l’apport peut permettre de s’équiper de chaudières électriques, qui ne rejettent aucun gaz polluant.

Le ministre veut éviter que des situations observées en 2015 ne se répètent, quand certaines administrations régionales ne pouvaient faire face à la quantité de requêtes à traiter. Aussi, il faut désormais remplir un formulaire en ligne et seulement ensuite se rendre au siège de la région pour déposer les documents nécessaires.

Photo : František Tichý, ČRoPhoto : František Tichý, ČRo Même si ce programme vise à lutter contre la pollution de l’air, il ne fait pas l’unanimité. Certaines organisations écologistes notamment le critiquent. Pour le mouvement Hnutí DUHA par exemple, qui estime qu’il serait plus pertinent d’encourager l’isolation écologique des habitations. D’autant plus que les subventions permettent d’acheter des chaudières fonctionnant sur la base de la co-combustion de charbon et de biomasse, des appareils qui polluent beaucoup. Et lors de la première vague du programme, 40% des demandes concernaient précisément ces chaudières…