Les taxis continuent de protester contre Uber

S’estimant victimes de la concurrence déloyale des sociétés de service de voitures de transport avec chauffeur (VTC) du type Uber, les chauffeurs de taxi entendent bien poursuivre leur mouvement de protestation. Ils annoncent une opération escargot sur la principale voie d’accès à l’aéroport de la capitale tchèque pour lundi.

Photo: Ľubomír Smatana, ČRoPhoto: Ľubomír Smatana, ČRo Déjà à la mi-septembre, les taxis pragois avaient protesté à l’aéroport international Václav Havel en apposant des autocollants sur les voitures de concurrents afin de dénoncer les pratiques des sociétés s’apparentant à Uber. Pour l’Association des chauffeurs de taxi, la situation est intenable et la municipalité de Prague ne fait rien pour trouver une solution. C’est sur sa page Facebook que l’annonce de cette nouvelle mobilisation en début de semaine prochaine a été annoncée.

« Nous sommes forcés dans arriver là, car des chauffeurs illégaux utilisant les applications comme Uber ou Taxify ne cessent de nous voler notre travail », peut-on lire sur le réseau social. L’action va consister pour plusieurs dizaines de taxis à circuler à partir de 10h00 à la vitesse de 15 km/h sur les axes principaux menant à l’aéroport international. L’Association des concessionnaires des services de taxi, qui avait déposé plainte contre Uber à l’automne dernier, a annoncé ne pas se joindre à l’opération.

Les taxis reprochent notamment à ce type d’entreprises l’absence de licence pour exercer la profession, le fait que les véhicules utilisés ne sont pas identifiables comme des taxis et qu’ils ne se servent pas de taximètre. De son côté, Uber prétend être un simple service de covoiturage dans le cadre de l’économie collaborative. Selon les chiffres dévoilés récemment par la société, elle « collaborerait » avec environ 2 000 chauffeurs à Prague et avance le chiffre de 400 000 téléchargements en Tchéquie pour son application.