La production industrielle tchèque face aux coupures des deux centrales nucléaires

Alors que la République tchèque affiche des taux de croissance et de chômage à en faire pâlir les voisins, l'activité industrielle montre quelques faiblesses. En septembre 2015, la production n'a augmenté que de 0,6% sur un an, alors qu'elle avait augmenté de 6,3% le mois précédent. Il s'agit là du plus faible taux de croissance de cette production industrielle sepuis novembre 2014.

Photo: Jiří Sedláček, CC BY-SA 4.0 InternationalPhoto: Jiří Sedláček, CC BY-SA 4.0 International Ce chiffre doit cependant être relativisé, car septembre 2014 comptait davantage de jours ouvrés que septembre 2015. Une fois ramené au nombre de ces jours, la croissance de la production industrielle atteint tout de même 3,1%.

"Les chiffres de septembre pour cette année représentent une déception. La faible croissance, même corrigée à 3,1%, ne peut être évaluée de manière positive, car il s'agit du taux le plus faible en 2015 pour la production industrielle", précise Miroslav Novák, analyste de la société Akcenta cité par l'agence ČTK.

Selon l'office tchèque des statistiques (ČSÚ), qui a publié ces chiffres vendredi, cette relative faible activité industrielle est en partie due aux plusieurs jours d'interruption de production d'électricité dans les deux centrales nucléaires que compte le pays, à Temelín et Dukovany.

Miroslav Novák évoque également un ralentissement du côté de l'activité industrielle allemande, qui d'après lui laisse planer quelques doutes sur les perspectives de l'année 2016.

La production automobile tchèque se porte en revanche toujours bien et a de nouveau affiché en septembre un taux de croissance à près de 10%.

En 2014, l’industrie automobile dans son ensemble, constructeurs et sociétés productrices d’équipements et de pièces détachées compris, avait représenté le quart de toute la production industrielle en République tchèque.