Agriculture : Prague veut attirer 1 500 travailleurs saisonniers ukrainiens

Face à la pénurie de main d’œuvre, la République tchèque veut faire venir l’année prochaine 1 500 travailleurs ukrainiens pour les travaux saisonniers dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Pour cela, le gouvernement a adopté un programme visant à leur facilité les démarches pour accéder au marché de l’emploi tchèque. Il devrait être opérationnel à partir de janvier prochain.

Photo illustrative: Filip Jandourek, ČRoPhoto illustrative: Filip Jandourek, ČRo Selon la Chambre agraire, l’agriculture tchèque manque parfois de 15 000 travailleurs à certaines périodes critiques de ce secteur d’activité. Accueillir davantage de personnes prêtes à travailler dans le secteur primaire, en l’occurrence depuis l’Ukraine, c’est le plan du gouvernement. Ces travailleurs ukrainiens devraient pouvoir bénéficier d’un permis de travail allant de six mois à un an. « Le but est d’accélérer et d’optimiser le système d’acceptation des permis de travail sans passer par l’étape d’enregistrement dans le système de la réserve des demandes », écrit le ministère de l’Agriculture.

Devant les inquiétudes soulevées notamment chez les syndicats, le cabinet se veut rassurant. Il affirme que ces employés ne seront pas mis en concurrence avec les salariés tchèques. Aussi, le programme gouvernemental table sur la création de postes au ministère de l’Intérieur, à celui des Affaires étrangères et au sein de l’Inspection du travail. Les syndicats et différents organismes liés à l’agriculture tchèque devraient également avoir un droit de regard sur le choix des travailleurs venus de l’étranger.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement tchèque met en place un programme visant à accueillir des travailleurs ukrainiens pour faire face à la pénurie de main d’œuvre. Jusqu’alors, les projets imaginés, pas seulement pour le secteur agricole, ne satisfont cependant pas grand monde. Le système est en effet dysfonctionnel et les Ukrainiens intéressés doivent parfois avoir recours à des intermédiaires et payer jusqu’à 1 300 euros pour déposer leur demande. Pour remédier à cette situation, la Chambre de commerce proposait que le programme soit étendu à d’autres pays que l’Ukraine, comme la Serbie.