Culture sans frontières Michel Auder : « Le monde est mon décor, les gens sont mes acteurs »
Andy Warhol, le pop-art, la Factory, New York, la drogue, la galère et l’art. Ces mots évoquent tout de suite une atmosphère très particulière, celle des sixties et des seventies. Acteurs, actrices, musiciens, libre-penseurs, drag-queens, mais aussi paumés, toxicos et dépressifs, tout ce petit monde gravitait autour du pionnier du pop-art qui, d’anonymes en faisait des Superstars, selon sa propre terminologie. Parmi ces Superstars, l’actrice Viva. Et dans son entourage direct, un français, son mari, Michel Auder, précurseur du vidéo-art. Ses oeuvres, véritable anthologie de ces années folles et décadentes, sont à l’heure actuelle présentées au centre d’art contemporain DOX, à Prague, dans le cadre d’une exposition intitulée « Chelsea Hotel : Les fantômes de la bohème ». Avec Michel Auder, nous évoquerons donc dans cette émission cette période incroyable où tous les grands noms de l’art se sont côtoyés dans cet hôtel si particulier de Manhattan, mais également les débuts de la vidéo. Michel Auder vit depuis ces années-là à New York, mais il est né en France. En 2007, il a réalisé un film-mémoire où pour les besoins du montage, il s’est accordé une sorte de retour aux sources qui n’en était pas vraiment un.
'Chelsea Girls with Andy Warhol'
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