Culture sans frontières Anne Aghion : « Mon film a eu un effet thérapeutique sur les victimes qui ne se sentent pas oubliées »
Le festival du film sur les droits de l’homme, One World, s’est achevé jeudi dernier. Parmi les films projetés à cette douzième édition, Mon voisin, mon tueur, de la réalisatrice franco-américaine Anne Aghion. Pendant dix ans, elle tourné au Rwanda, dans un village en particulier, sur les conséquences du génocide de 1994 et sur le lent et difficile processus de cohabitation entre les victimes et les bourreaux d’hier. Comment vivre à côté de l’assassin de ses enfants ? Comment réinsérer dans la communauté les bourreaux d’hier ? Comment reconstruire une société divisée où les blessures sont encore à vif ? Comment éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise ? Telles sont les questions qu’affrontent depuis quelques années Hutus et Tutsis, et auxquelles les tribunaux appelés Gacaca tentent, par une forme de justice particulière, de répondre.
'Mon voisin, mon tueur'
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