Courrier des auditeurs
Bienvenue à cette rencontre autour du courrier de la semaine. Commençons aujourd’hui par un e-mail que nous avons reçu de la part de Guy Selva, président de l’Association Blanche Selva.
Blanche Selva
« Je ne sais pas si le nom de Blanche Selva vous dit quelque chose. Ce fut
une grande pianiste qui fut nommée professeur associé à l'Ecole des
Maîtres du piano du Conservatoire de Prague d'octobre 1920 à juin 1924.
Au cours de cette période, elle donna de nombreux concerts, fut reçue par
le Président Masaryk et fut faite Chevalier de l'Ordre du Lion Blanc. Tous
les témoignages relatifs aux séjours de Blanche selva en République
tchèque (programmes de concerts, extraits de presse, documents, photos,
etc.) m'intéressent et si vous pouvez me donner des pistes de recherche,
j'en serai très satisfait. »
Merci beaucoup, M. Selva, pour votre message. Blanche Selva, pianiste, pédagogue et compositrice française est une personnalité très intéressante de la musique française et elle a, en effet, beaucoup influé sur les relations franco-tchèques du début du XXe siècle. Nous avons, pour l’instant, très peu parlé d’elle sur Radio Prague, mais cela va sûrement changer. Rappelons donc que Blanche Selva s’est consacrée, dans les années 1920, à la promotion en France de la musique tchèque et a fait connaître en Europe centrale la musique française. Elle a partagé son temps entre le poste de professeur au Conservatoire de Strasbourg, un autre à Prague et à l'Ecole normale de musique de Paris. Parallèlement, elle a fondé sa propre école en formant des professeurs diplômés selon sa méthode. Blanche Selva est décédée en 1942. L’association Blanche Selva a été créée en 2000. Elle a une cinquantaine d’adhérents : de musiciens, musicologues et mélomanes. Plus de détails sur son site Internet www.blanche-selva.com. M. Selva, rassurez-vous, nous vous tiendrons au courant de toutes les traces de Blanche Selva en République tchèque que nous aurons découvert.
Didier Vasseur d’Amiens nous écoute à 17h30 TU sur la fréquence de 5930 kHz. Il écrit : « Par moment, vous passez bien, mais en général, j’ai du mal à vous entendre sur cette fréquence. J’espère bientôt acheter une nouvelle antenne pour la mettre au-dessus de mon poste. »
Renée Durand d’Orvault, en France, écrit : « Très intéressant sujet sur les monuments de la Réforme. J’ai vu au verso de la grille d’hiver qu’il y a une QSL Václav Havel, pourriez-vous s’il vous plaît, me la faire parvenir en confirmation du présent rapport. »
Notre auditeur algérien Samir Bechka souhaite avoir des informations sur
le mariage religieux en République tchèque. M Bechka, sous le régime
communiste, les Tchèques pouvaient se marier à l’Eglise, mais cet acte
n’a pas été reconnu par les autorités. Le couple devait donc se
remarier officiellement à la mairie. Aujourd’hui, évidemment, les deux
actes sont reconnus, les fiancés ont donc le choix entre le mariage
religieux et le mariage civil. Ces dernières années, se marier à
l’Eglise est un peu devenu une mode en République tchèque, pays où la
majorité de la population se déclare sans foi. Et ceci malgré le fait
que le mariage devant Dieu doit être anticipé d’une série de
rencontres avec le prêtre et que l’on sous-entend donc que le couple est
croyant. Il en est de même pour le baptême, demandé souvent par des
familles qui se disent croyantes, mais ne sont pas pratiquantes.
Philippe Marsan de Biganos, en France, écrit : « Les Tchèques préparent-ils la St-Nicolas ? Et la carpe pour Noel, y en aura-t-il cette année ? Les illuminations de Noël sont-elles déjà dans les rues de la capitale ? Toujours intéressante cette émission du samedi avec le traditionnel courrier des auditeurs. Où en est le pouvoir d’achat avec la crise économique ? Les cadeaux seront-ils abondants cette année ? Un regret toutefois qu’il y ait disparu l’émission du 73’ de Radio Prague. »
Photo: CzechTourism
Evidemment, M. Marsan, que les Tchèques, surtout les enfants, se
préparent à la St-Nicolas que nous allons célébrer notamment le
dimanche 5 décembre, mais aussi tout au long de la semaine prochaine. Vous
savez sans doute qu’on organise dans des écoles, centres culturels et
dans des entreprises aussi, des rencontres de St-Nicolas (en tchèque
Mikuláš) accompagné de l’Ange et du Diable, avec des enfants. Ces
soirées, on les appelle « Mikulášská nadílka » : Mikuláš demande
aux enfants de chanter une chanson ou de réciter un petit poème et les
récompense ensuite par des fruits et des friandises. Ceux qui n’ont pas
été sages doivent se contenter d’une pomme-de-terre et d’un morceau
de charbon. La Radio tchèque, par exemple, organise une « Mikulášská
nadílka » pour les « enfants de la radio » jeudi prochain. Et nous
avons appris qu’une « Fête de Mikuláš » aura lieu le 4 décembre
dans les locaux de l’Association des originaires et amis des pays
tchèques et slovaque, 8 rue Bachelet, à Paris.
Les marchés de Noël ont déjà été inaugurés un peu partout en République tchèque, y compris Prague, bien sûr. Les villes sont décorées, mais je dirais qu’elles sont un peu moins illuminées qu’en France par exemple. Quant aux achats de Noël, la crise économique ne semble pas influencer le budget des Tchèques : la chaîne des magasins Tesco, par exemple, s’attend à une augmentation du volume des achats de 5 à 10%.
Merci à Didier Vasseur, Bertrand Marthoud, Abdelhamid Djebbari Abdelilah Izzou Mouncef Gaari et Gérard Petrisot qui nous ont fait parvenir leurs rapports de réception. Un remerciement particulier à Osamu Aikawa de Tokyo, ainsi qu’à Roger R. Roussel du Canada qui nous ont envoyé de très jolis cadeaux.






