Courrier des auditeurs Ce que nous avons appris dans vos lettres...
Une fois de plus nous choissions parmi les lettres de nos auditeurs celles qui nous semblent les plus intéressantes pour vous les présenter dans cette rubrique. Aujourd'hui il sera question entre autres de la visite du ministre tchèque des Affaires étrangères à Dijon mais nous vous parlerons aussi du commerce équitable et des timbres représentant le paléontologue français Joachim Barrande.
« Mes obligations familiales et professionnelles font que mon
récepteur
ondes courtes ne fonctionne guère, ces temps-ci, mais les quelques écoutes
que j'ai pu réaliser ces dernières semaines m'ont démontré que Radio
Prague
est toujours bien vivante, nous écrit M. Bruno Guerrée de
Dijon. Et puis,
poursuit-il, je compense largement avec une visite régulière de votre
site
Internet. La mise en ligne de vos émissions prolonge leur durée de vie de
manière notable. Le fait de savoir que vos émissions pourront être lues
plusieurs fois ou plusieurs années après leur diffusion ne donnerait-il
pas davantage d'intérêt à votre travail ? (...) Le mois dernier j'ai
écouté l'émission du 7 avril dans laquelle vous avez évoqué la visite du
ministre tchèque des Affaires étrangères à Dijon. J'aurais bien eu le
plaisir à saluer votre journaliste Guillaume Narguet lors de son passage
dans la capitale bourguignonne. Le ministre s'est donc rendu au Lycée
Carnot, là où mon fils est en classe de première....Mon fils a bien aperçu
les voitures officielles précédées des motos de la police entrer en trombe
dans la cour du lycée, mais aucune information n'a été donnée aux élèves
par la direction du Lycée quant à cette visite du ministre des Affaires
étrangères de République tchèque. C'est quand même un comble, non ?
D'autant plus que mon fils est dans une classe dite « européenne » !!!
Mais, à Radio Prague, vous n'y êtes pour rien... »
Cher M. Guerrée, merci de votre lettre et surtout de votre remarque que notre site Internet prolonge la vie de nos émissions. C'est vrai et nous sommes contents parce qu'avant Internet la vie de nos émissions était vraiment éphémère et il ne restait pratiquement rien de notre travail. Aujourd'hui nous préparons non seulement les émissions sur les ondes mais aussi un journal sur le Web. Cela nous donne plus de travail mais aussi beaucoup plus de satisfaction.
« J`avais été passionnée par votre émission « République tchèque pays
du
tourisme » du 30 avril concernant le château de Velké Losiny et Sumperk et
l'histoire des procès des sorcières à la Renaissance. Lisons- nous
dans la
lettre de Mme Anne-Gaëlle Richard. J'ai toujours plaisir à
écouter votre
séquence «Le tchèque du bout de la langue », présentée de manière gaie et
très intéressante pour tout connaître sur les expressions tchèques. Dans « Faits et événements » du 2 mai j'ai entendu que maintenant les
fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères avaient des cours de
français, je trouve cela très bien pour qu'ils puissent mieux se faire
entendre lors des discussions du Parlement européen.
Mme Anne-Gaëlle Richard nous a également posé une question : « En
Belgique
les produits du commerce équitable sont de plus en plus consommés. Moi
aussi j'en achète, car je les trouve de bonne qualité et je sais que les
producteurs des pays pauvres sont payés de manière juste. Ma question pour
le Courrier des auditeurs porte sur le commerce en République tchèque. Le
Commerce équitable est-il connu dans votre pays? Depuis combien de temps
ces produits sont-ils consommés par les Tchèques ? »
«Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, » lit-on dans la Déclaration universelle de Droits de l'Homme et c'est sur cela qu'est basé le principe du commerce équitable. Les organisateurs de cette initiative se proposent d'humaniser le commerce, de ne pas permettre aux grandes marques commanditaires, aux groupes industriels et aux grands distributeurs d'imposer leurs règles, leurs prix, leurs produits aux producteurs et aux consommateurs. Ils cherchent à assurer une juste rémunération aux producteurs et artisans les plus défavorisés, à garantir leurs droits fondamentaux, instaurer des relations durables entre partenaires économiques, favoriser la préservation de l'environnement, et proposer aux consommateurs les produits de qualité. En République tchèque ce mouvement n'est qu'à son début.
On ne trouve ce genre de produits que dans peu de magasins, notamment dans ceux qui se spécialisent dans l'alimentation biologique. Les consommateurs tchèques ne sont pas informés en général de l'existence d'une telle initiative. Pour soutenir ce genre d'activité on a créé en République tchèque l'Association pour le commerce équitable dont les membres contrôlent l'utilisation de la marque Fairetrade attribué par l'organisation Fairetrade Labelling Organisations International afin que les consommateurs puissent identifier les produits du commerce équitable et ne pas les confondre avec les autres.
« Reprenons notre feuilleton « Barrande et Barrandov » », nous
écrit M.
Bruno Barrande de Ganges en France qui nous parle dans sa dernière
lettre
du Bloc-Timbre « Joachim Barrande et des Fossiles du Barrandien (Bohême
centrale) ».
Rappelons que Joachim Barrande, arrière-grand-oncle de notre auditeur Bruno, a passé une grande partie de sa vie en Bohême. Née en 1799, il a été engagé comme précepteur de Henri, comte de Chambord, petit fils du roi français Charles X. Après la révolution de 1830, Joachim Barrande s'est exilé avec la famille royale d'abord en Ecosse et puis en Bohême. C'est en Bohême qu'il a entrepris des recherches paléontologiques et fait des découvertes importantes. A sa mémoire, une région située près de Prague et très intéressante du point de vue de la paléontologie, a été appelée Barrandeum.
« Ce magnifique Bloc-Feuillet, poursuit Bruno Barrande, a été émis par la poste Tchèque en juin 1999 en l'honneur du 200e anniversaire de la naissance de notre très cher grand-oncle Joachim. Nous avons pu en obtenir soit lors du 1er jour au Musée National, Place Venceslas, soit à la poste Centrale de Prague. Nous voulons par les présentes remercier les concepteurs, réalisateurs et imprimeurs et la Poste tchèque en précisant ici qu ce bloc-timbre a été exposé en novembre 2002 au Musée de la Poste à Paris lors de l'exposition « Le Miroir des relations culturelles tchéco-françaises à travers les collections du Musée postal de Prague », et que le journal français « Le Figaro » a publié l'article intitulé « Un timbre tchèque honore un savant français méconnu » rappelant que notre arrière grand-oncle est beaucoup plus célèbre chez vous « sa seconde patrie » que chez nous. »






