1961 : « Babičko, nauč mě charleston » – « Grand-mère, apprends-moi le charleston »

En matière de danse, le passage des années 1950 aux années 1960 apporta un véritable engouement pour le charleston joyeux des années 1920, qui refit son apparition dans les salles de danse alors que les diverses innovations en matière de danse soi-disant communistes échouaient à leur mission.

1er mars : recensement. La Tchécoslovaquie compte 13 745 377 habitants.
Pour la première fois de l’histoire de la ville, Prague compte un million d’habitants.
12 avril : premier homme à se rendre dans l’espace, Youri Alexeïevitch Gagarine réalise le premier vol dans l’espace à bord du vol Vostok 1

Et non seulement les jeunes danseurs, mais également les compositeurs de musique de propagande semblèrent succomber à cette magie retrouvée.

C’est d’ailleurs le cas de Ludvík Podéšť, qui était au milieu des années 1950 directeur de l’Ensemble artistique de l'armée, et qui a composé des chansons telles que « Tanky Rudé armády » – « Les tanks de l’Armée rouge » ou « U nás jaro nekončí » – « Chez nous, le printemps est sans fin », que nous avons choisie comme tube de l’année 1953.

Photo illustrative: Pamela Monetová / Pixabay, CC0Photo illustrative: Pamela Monetová / Pixabay, CC0 Il s’est cependant avéré capable de composer avec talent – et quelle que soit l’époque – des tubes à grand succès. Ainsi, il s’est vendu plus de 280 000 exemplaires des disques au titre très amusant de « Babičko, nauč mě charleston » – « Grand-mère, apprends-moi le charleston » !

Le public fut séduit aussi bien par les paroles que par la musique, et la charmante voix de la toute jeune chanteuse Edita Štaubertová n’est certainement pas non plus étrangère à ce succès. Même le chef de musique Karel Vlach eut à nouveau l’occasion de partager son expérience. Nous aussi, profitons de cette chanson entraînante pour nous remettre au bon vieux charleston de grand-mère !

 

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