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PanoramaFinancement des partis politiques : le Conseil de l’Europe critique la République tchèque pour manque de transparence (2nde partie)
Ce n’est certes pas une spécificité propre uniquement à la République
tchèque, mais la question, très sensible, du financement des partis
politiques revient régulièrement dans le débat public. Même si les
affaires sont somme toute peu nombreuses depuis 1997 et le scandale du
financement de l’ODS qui avait alors entraîné la démission du
gouvernement de Václav Klaus, il n’en demeure pas moins que les
mouvements d’argent sur les comptes des partis, notamment lors des
campagnes électorales, sont régulièrement évoqués et mis en doute par
les médias tchèques. Mais pas seulement. Début avril, le GRECO (Groupe
d’Etats du Conseil de l’Europe contre la corruption) a publié un
rapport dans lequel la République tchèque est vivement critiquée pour le
manque de transparence du financement de ses partis politiques. Chef de
section au secrétariat du GRECO, Christophe Speckbacher en a dit plus à
Radio Prague sur ce rapport et les critiques adressées à la République
tchèque. Voici la seconde partie de cet entretien, après la première
diffusée le 16 avril dernier : En savoir plus
Économie/CommerceUne agence de voyage propose de découvrir les « monuments de la corruption »
Chaque année, l'ONG Transparency International établit un classement des
pays en fonction de leur taux de corruption. Dans l'édition 2011, la
République tchèque y occupait la 57e position ; une position peu
flatteuse et en recul de quatre places par rapport à 2010. Il faut dire
que malgré de nouvelles mesures anti-corruption, la coalition
gouvernementale de droite n'a jusqu'alors pas fait grand-chose pour
endiguer ce fléau et de nouvelles affaires apparaissent épisodiquement
ternir un peu plus l'image des oligarchies politiques et économiques du
pays. Une illustration récente : Václav Klaus, le président de la
République, a pris la décision de gracier une amie de sa femme,
l'ancienne directrice de l'établissement privé Metropolitan University de
Prague. Elle avait pourtant été condamnée dans une affaire de fraude et
de corruption. C'est dans un tel contexte que Petr Šourek a eu l'idée de
lancer une nouvelle agence de tourisme : Corrupt Tour. L'idée est simple :
il s'agit de permettre au grand public de découvrir et de revivre
d'ubuesques scandales politico-financiers à travers la visite des «
centres cachés du pouvoir », ou encore de bâtiments qui ont pu voir le
jour grâce à l'action bienveillante d'un ami prévenant. En savoir plus
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