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PanoramaVera Caïs : « J’avais la certitude que je réaliserai Une trop bruyante solitude »
Il y a tout juste un mois, mi-novembre 2011, est sorti sur les écrans
français Une trop bruyante solitude, film adapté du roman éponyme de
l’écrivain tchèque Bohumil Hrabal, avec dans le rôle principal
l’acteur français Philippe Noiret. Le film n’est pourtant pas une
nouveauté en République tchèque puisqu’il est sorti en 1994 et il est
déjà disponible depuis plusieurs années en DVD. Pourquoi ce décalage ?
Cela fait en réalité bientôt vingt ans que la réalisatrice d’origine
tchèque Vera Caïs, exilée en France depuis 1967, se battait pour
récupérér, côté français, les droits de son film, qui était par
ailleurs la première co-production franco-tchèque de l’après 1989. Un
combat de toute une vie pour Vera Caïs. En savoir plus
Faits et événementsOtakar Vávra, cinéaste du siècle
Le réalisateur de cinéma tchèque Otakar Vávra n’est plus. Il fallait
s’y attendre, car le cinéaste, qui avait fêté son centième
anniversaire en février dernier, se remettait mal d’une fracture du col
du fémur. Pourtant, la nouvelle de sa mort survenue jeudi semble
incroyable. Véritable incarnation du cinéma tchèque depuis ses débuts,
Otakar Vávra semblait en effet immortel comme le cinéma même. En savoir plus
Culture sans frontièresJakub Hejna : « un documentaire est réellement créé dans la salle de montage »
Le 5 mars dernier, la réalisatrice Helena Třeštíková recevait le
prestigieux prix cinématographique le Lion tchèque du meilleur
documentaire, pour un portrait réalisé sur quinze ans d’une toxicomane,
« Katka ». Le tournage de ce film qui touche le spectateur au plus
profond a commencé en 1996, lors du séjour de la jeune Katka, âgé de 19
ans, dans une communauté thérapeutique pour toxicomanes. Helena
Třeštíková a ensuite filmé le retour de Katka à la drogue, son
interminable combat avec la dépendance, combat qui se poursuivra même
au-delà de sa grossesse et de la naissance de sa fille en janvier 2008. En savoir plus
Faits et événements« Pouta » une histoire sombre sur la Tchécoslovaquie communiste, a triomphé aux Lions tchèques
Le drame psychologique « Pouta » (Les liens) du réalisateur Radim
Špaček, 38 ans, a été proclamé meilleur film de l’année 2010,
samedi soir, lors de la cérémonie de remise des Lions tchèques. Les
prestigieux prix cinématographiques, équivalent des Césars en France,
ont été décernés pour la 18e année consécutive par l’Académie
tchèque du cinéma et de la télévision, composée des professionnels du
cinéma. Il n’est pas sans intérêt que le choix de l’Académie se
soit porté sur le même film que celui des critiques tchèques : en
janvier dernier, lors de la première édition des Prix de la critique, le
film « Pouta » a également raflé cinq récompenses, dont celle du
meilleur film. En savoir plus
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