Articles correspondants

Le tchèque du bout de la langueTuzemák, ce rhum tchèque qui n’en a même plus le nom

09-05-2013 12:51 | Guillaume Narguet

Tuzemák Il y a quinze jours de cela, nous avions certes annoncé que nous nous mettrions sur notre trente et un pour cette dernière émission de l’année, ou comme disent les Tchèques que nous allions nous « mettre, donner en parade » - « dát se do parády ». En d’autres termes, nous devions revenir à l’étude de ce mot un peu curieux de la langue tchèque qu’est le mot « paráda ». Ce sera finalement pour la prochaine fois. Mais ne vous inquiétez pas, cette nouvelle émission n’en sera pas moins, du moins nous l’espérons modestement, « parádní », c’est-à-dire chouette, sympa. En cette période de fêtes, nous aurons comme de tradition plus d’une fois l’occasion de trinquer. Pour cela, l’usage voudrait bien entendu que nous entrechoquions des verres de champagne. Mais ce que nous vous proposons est bien plus original, quoique certainement pas meilleur. C’est en effet avec du « tuzemák » ou « tuzemský rum », autrement dit du « rhum du pays » - ou « rhum tchèque », que nous allons trinquer. Une boisson assez particulière, mais surtout un mot lui aussi singulier de la langue tchèque. En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueLa polka, une Polonaise certes, mais tchèque

01-05-2013 | Guillaume Narguet

Photo: Archives de Radio Prague Il y a un peu plus de deux siècles de cela, le 11 juin 1805, naissait Anna Chadimová, de son nom de jeune fille, une modeste servante de Bohême qui lança une danse désormais connue et jouée dans le monde entier : la polka. Si certains historiens, essentiellement en Pologne cependant, émettent encore quelques doutes sur son origine, tout laisse pourtant à penser que cette danse à l'allure vive et très rythmée est bel et bien apparue pour la première fois en Bohême. Voici donc, résumées dans leurs grandes lignes, l'histoire et l'évolution de la polka... En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueUn verre de lait à la bière

25-04-2013 16:19 | Guillaume Narguet

Mlíko, photo: Pilsner Urquell Depuis le temps qu’existe cette rubrique, nous avons déjà parlé de la bière – pivo, à maintes reprises. Nous avons ainsi évoqué la différence entre la desítka et la dvanáctka, autrement dit entre la bière de 10° et celle de 12°, ou encore par exemple expliqué comment commander une petite bière pour ne pas en recevoir automatiquement une grande dans les fameuses « hospoda ». Un mot et un phénomène de la culture traditionnelle populaire tchèque auxquels nous avions même consacré une émission complète. Et pourtant… Et pourtant nous n’avons pas encore tout dit sur cette fameuse « pivo ». Car il y a bière et bière, comme nous allons le découvrir… En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueJan Hus ne voulait pas de knedlík

11-04-2013 16:34 | Guillaume Narguet

Knedlíky, photo: Štěpánka Budková La cuisine tchèque, ou plus précisément les noms de certaines de ses composantes, voilà à quoi nous allons nous intéresser pour cette fois. Nous allons ainsi découvrir l’origine de quelques mots sans lesquels la cuisine tchèque ne serait pas ce qu’elle est. En savoir plus

Le tchèque du bout de la languePaix dans l’âme et dans la chambre

28-03-2013 13:25 | Guillaume Narguet

Photo: Archives de Radio Prague Les fêtes de Pâques qui doivent être célébrées ce week-end un peu partout dans le monde, comme celles de Noël, sont traditionnellement d’abord des fêtes de joie et de paix. En tchèque, il existe un mot qui résume très bien ce que sont ces périodes de fêtes – le mot « pokoj » ; un mot très intéressant, car il possède deux sens ne possédant a priori absolument aucun rapport entre eux. En effet, si « pokoj » signifie « paix, tranquillité, repos », il peut également désigner « une chambre, une pièce, une salle ». Et pourtant, en menant quelques recherches, nous nous sommes aperçus que ces deux sens possédaient bien un rapport entre eux… En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueLe « klausisme »

14-03-2013 16:17 | Guillaume Narguet

Václav Klaus, photo: Kristýna Maková Il y a un peu plus d’un an de cela, suite à son décès, nous avions consacré deux émissions aux mots et phrases prononcés par Václav Havel durant ses mandats de président et qui sont restés gravés dans la mémoire des Tchèques. Après dix années passées au Château de Prague, le successeur de Václav Havel, l’autre Václav, Klaus, a lui aussi récemment quitté ses fonctions de chef de l’Etat. Même s’il divise le pays en deux camps, entre ceux qui l’apprécient jusqu’à l’admirer et l’idéaliser et ceux qui ne l’apprécient pas jusqu’à le haïr et le diaboliser, il est un fait indiscutable : qu’on aime ou pas le personnage, Václav Klaus aura été, et reste avec Václav Havel, une des deux grandes personnalités politiques qui ont marqué ces plus de vingt années post-régime communiste en République tchèque. Son départ est donc pour nous l’occasion de nous intéresser aux mots qui ont marqué la présence au pouvoir d’un Václav Klaus jamais avare dans ses discours, interviews, commentaires et autres démentis de propos provocateurs prêtant souvent à débat et à polémique. Une chose est sûre : même si comme son successeur Miloš Zeman, lui non plus ne porte pas la majorité des journalistes en haute estime, Václav Klaus a le don de souvent régaler son auditoire par des déclarations qui sentent le soufre. Mais aussi l’art parfois d’inventer des mots… En voici un petit aperçu… En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueLes diminutifs (2e partie)

28-02-2013 15:54 | Guillaume Narguet

Photo: Barbora Kmentová Parce que cela était prévu, mais aussi parce que vous avez été relativement nombreux ces dernières semaines à réagir à la première rubrique sur le sujet, nous allons revenir à l’étude de l’emploi par les Tchèques des diminutifs – zdrobněliny. A cela une raison : depuis quelques années, l’usage des diminutifs est devenu une sorte de mode ou plutôt une manie, presque un tic, en tous les cas bien souvent une habitude pour le moins bizarre et que d’autres Tchèques, ceux qui parlent « normalement », n’hésitent pas à critiquer. Cependant, il ne s’agit pas toujours non plus d’une mauvaise habitude… En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueMais que pleut-il donc ?

14-02-2013 15:54 | Guillaume Narguet

Salut à tous les tchécophiles de Radio Prague – Ahoj vám všem, milovníkům češtiny Radia Praha ! Parler de la pluie et du beau temps… Vous connaissez tous cette expression, qui signifie parler de tout et de rien à la fois, de choses diverses et souvent futiles. Et parmi ces choses diverses, banales dont les gens parlent entre eux, figurent bien entendu, justement, la pluie et le beau temps ; la météo ayant toujours été un sujet de conversation universel. C’est en effet un moyen, lorsque l’on ne sait pas quel sujet aborder en société, de tromper l’ennui ou de rompre un silence parfois embarrassant. Néanmoins, quoi de plus ennuyeux que de parler du temps qu’il fait ? A moins d’être Anglais… Selon une étude très sérieuse réalisée il y a quelques mois, les Britanniques passeraient en moyenne l’équivalent de six mois de leur vie, ou si vous préférez près de cinquante heures par an, à parler de la météo… Des chiffres presque incroyables qui font de la pluie, du vent ou, plus rarement du beau temps, le sujet de conversation préféré au Royaume-Uni, devant même les affaires de la famille royale ou le sacro-saint football. Mais laissons nos chers amis anglais à leurs préoccupations pour nous occuper des Tchèques. En effet, dans leur langue, il existe une particularité tout à fait curieuse et intéressante, à savoir qu’il existe deux mots ne possédant aucun rapport entre eux pour désigner la « pluie » et « pleuvoir ».  En savoir plus

Le tchèque du bout de la langueLes diminutifs, quelle plaie comme même !

31-01-2013 02:01 | Guillaume Narguet

Photo: Archives de ČRo7 Vous le savez si vous êtes « thécophone », « tchécophile » ou si vous nous suivez régulièrement, les Tchèques adorent les diminutifs – zdrobněliny, notamment lorsqu’ils s’adressent aux enfants. Mais pas seulement. Cet emploi des diminutifs est parfois utile sémantiquement, d’autres fois joli, mignon, d’autres fois encore amusant, mais son suremploi voire son abus, est le plus souvent insupportable. Certains Tchèques eux-mêmes, et pas seulement les linguistes, les puristes ou les amoureux de la langue, s’en plaignent et s’en moquent. Vous allez vite mieux comprendre pourquoi… En savoir plus

Le tchèque du bout de la langue« Pour Féliciter » : mais pourquoi donc ?

17-01-2013 16:25 | Guillaume Narguet

Vous le savez bien, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Alors, si vous n’avez pas encore envoyé vos cartes de vœux pour la nouvelle année, et que cela vous ronge et vous donne des remords, il est encore temps. A moins que pour l’heure vous préfériez attendre l’année prochaine… C’est aussi une solution. Mais peu importe… Ce qui nous importe plutôt, c’est ce que les Tchèques inscrivent très souvent sur ces cartes de vœux. Ils y inscrivent en effet un petit « PF » bien énigmatique pour tous ceux qui ne sont pas tchèques. Un « PF » qui signifie… « Pour Féliciter ». Oui, oui, en français dans le texte. Et pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, on aurait presque envie de dire qu’il s’agit aujourd’hui plus d’une formule tchèque que française. On est tombés sur la tête, nous direz-vous ? Les bulles du « champagne tchèque » consommées au Nouvel An nous sont montées à la tête et y sont restées depuis ? Eh ben non ! Que nenni. Explications… En savoir plus

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