Articles correspondants
Rencontres littérairesL’Abécédaire du socialisme réel, un livre qui rafraîchit notre mémoire
C’est une curieuse encyclopédie que la maison d’édition Avia
Consultants propose aux lecteurs tchèques. Son auteur Jiří Pruša a
réuni dans ce gros volume de 680 pages tous les mots se rapportant à la
période du communisme en Tchécoslovaquie, c’est-à-dire la période
entre 1948 et 1989. Le livre qui s’appelle Abeceda reálného socialismu
- l’Abécédaire du socialisme réel, jette un regard lucide sur les
différents aspects de cette époque qui semble aujourd’hui drôle et
absurde et devient même incompréhensible pour les jeunes qui ne l’ont
pas vécue. Même ceux qui ont encore en mémoire les aberrations du
communisme s’amusent en lisant ce livre, mais souvent leur sourire se
fige et cette lecture leur donne les frissons dans le dos. En savoir plus
Chapitres de l'histoireAnita Rind ou la quête d’une vie à la recherche de sa famille disparue dans les camps (II)
Suite et fin de l’entretien réalisé avec Anita Rind, ancienne
correspondante du monde, auteur d’un ouvrage intitulé « Ainsi
étions-nous », sorti aux éditions Gaussen en 2010. Dans la première
partie de cet entretien, Anita Rind avait évoqué les origines de sa
famille en Tchécoslovaquie, sa naissance en France, le temps du bonheur
des vacances d’été lorsqu’avec son frère et sa sœur, ils se
rendaient à la maison familiale de Kaplice. Puis la guerre, l’Occupation
et la survie miraculeuse des Rind à la déportation, après avoir vécu
cachés pendant toute la durée du conflit. La famille restée en
Tchécoslovaquie n’a pas eu cette chance. Et très vite Anita Rind
s’est donné pour objectif de retrouver les traces de ces proches
exterminés par la fureur nazie. En savoir plus
Faits et événements43 ans depuis la mort de Jan Palach
En de nombreux endroits du pays, les Tchèques commémorent ce lundi la
mémoire du jeune étudiant Jan Palach qui s’est immolé par le feu, le
16 janvier 1969. Un geste de protestation contre l’occupation soviétique
en Tchécoslovaquie visant aussi à pousser la société tchèque à
réagir contre la présence militaire et l’apathie qui gagnait la
société.
En savoir plus
PanoramaBettina Lobkowicz, une productrice de vin Suisse en Bohême
Née Egli, Bettina Lobkowicz connaît bien la République tchèque, où
elle vit depuis plus de vingt ans entre Prague et Mělník. A son ancien mari
Jiří, héritier de la famille Lobkowicz, elle a racheté il y a quelques
années le domaine viticole de la ville de Mělník. Elle est au micro
d’Alexis Rosenzweig pour cette nouvelle édition de Panorama. En savoir plus
Faits et événementsEn Bohême du Nord, des églises rénovées sans fidèles
En ce début d’année, les questions religieuses occupent le devant de la
scène dans l’actualité tchèque. Un nouveau cardinal vient d’être
nommé et le débat sur la restitution des biens aux Eglises menace la
stabilité gouvernementale. De son côté, la bibliothèque nationale
présente jusqu’au 21 janvier, au Klementinum, une exposition retraçant
l’histoire de la destruction des lieux de culte dans le nord de la
Bohême durant le communisme. Au micro de Paul Bauer, l’anthropologue des
religions Barbora Spalová revient sur le destin des églises dans cette
région En savoir plus
Faits et événementsL’astuce des auteurs de la Charte 77
Il y a 35 ans, le 1er janvier 1977, un groupe de dissidents tchèques
lançait un document qui allait jouer un rôle clé dans l’évolution
politique de la Tchécoslovaquie. Ses auteurs l’ont appelé Charte 77.
Les représailles déclanchées contre eux par le régime communiste ont
été immédiates et sévères. Le pouvoir arbitraire n’a pourtant pas
réussi à étouffer le mouvement libérateur lancé par cette initiative
dans la société tchèque, mouvement qui allait aboutir à la chute du
régime communiste. En savoir plus
PanoramaStanislas Pierret : « Avant 1989, j’avais conscience qu’il se passait quelque chose »
Stanislas Pierret est aujourd’hui directeur de l’Institut français de
Bucarest. Il a commencé sa carrière diplomatique en Tchécoslovaquie,
dans les années 1980 et il raconte ses souvenirs, notamment au contact de
la dissidence tchécoslovaque. En savoir plus
Faits et événementsVáclav Havel, « soutien permanent et intense » de l’opposition birmane
Grande figure de la dissidence anti-communiste, Václav Havel a été
souvent surnommé « avocat des droits de l’Homme ». Président et
ex-président, il continuait à s’engager en faveur du respect des droits
de l’Homme à Cuba, en Biélorussie, en Russie, ou en Chine. Quelques
jours seulement avant son décès, il a appelé l’opposition russe à
s’unir contre le pouvoir en place, après les élections controversées
du 4 décembre… Tout aussi inlassablement, Václav Havel encourageait le
processus de démocratisation en Birmanie, pays qui connait, depuis 1962,
une succession de dictatures militaires. A l’heure où la Ligue nationale
pour la démocratie, dirigée par le chef de l’opposition birmane Aung
San Suu Kyi, revient dans la légalité après sa dissolution en 2010,
Radio Prague s’est entretenue avec la directrice du Centre birman de
Prague, Sabe Soe. Tout d’abord, elle a exprimé sa tristesse suite au
décès de Václav Havel : En savoir plus
Les Tchèques célèbres et moins célèbresDissidents, les artisans de la liberté
Cette fois-ci, nous ne parlerons pas d’une personnalité tchèque, mais
de tout un groupe de gens, sur lesquels la réalisatrice française Ruth
Zylberman a tourné un documentaire. Son titre est suffisamment éloquent :
« Dissidents. Les artisans de la liberté ». Le film évoque, à travers
des images d’époque et des témoignages recueillis vingt ans après la
chute du mur de Berlin, le mouvement d’opposition contre le régime
communiste dans trois pays : en Tchécoslovaquie, en Pologne et en Hongrie.
Même s’il n’apparaît pas dans le film, puisqu’il n’était pas
disponible au moment du tournage à Prague, l’ancien président et figure
majeure de la dissidence tchécoslovaque, Václav Havel, y est quand même
bien présent. En savoir plus
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