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Émission spécialeJan Sokol : « La loi de lustration était la seule mesure permettant de nous distancier du régime communiste »
Il y a vingt ans de cela, en octobre 1991, l’Assemblée fédérale
tchécoslovaque adoptait la loi dite de lustration. Deux ans après la
révolution, ce texte de « décommunisation » devait servir à protéger
les nouvelles institutions démocratiques de l’Etat des anciens agents et
autres collaborateurs des services secrets de l’ancien régime.
Initialement, cette loi ne devait être appliquée que cinq ans. Mais si
elle a bien été supprimée en Slovaquie en 1996, elle reste en vigueur
aujourd’hui encore en République tchèque, parfois considérée comme un
des derniers symboles des premières années de la transformation politique
du pays. A l’époque, Jan Sokol était député à l’Assemblée
fédérale, président du groupe parlementaire Mouvement citoyen.
Philosophe et professeur reconnu, Jan Sokol a d’abord rappelé pour Radio
Prague les grandes lignes de cette loi et replacé son adoption, critiquée
par certains, dans le contexte du début des années 1990 en
Tchécoslovaquie. Un extrait de cette interview avec Jan Sokol a été
diffusé début octobre, nous vous en proposons donc cette fois
l’intégralité : En savoir plus
Faits et événementsPetr Uhl : « Ma sortie de prison en 1973 a été, psychologiquement, très difficile »
Le journaliste francophone, défenseur des droits de l’Homme et un des
leaders de l’opposition contre le régime communiste, Petr Uhl, fête, ce
samedi 8 octobre, ses 70 ans. L’occasion de jeter un regard en arrière
sur le parcours de cet inlassable combattant pour la cause humaine. En savoir plus
Faits et événementsJan Sokol, 20 ans après : « La loi de lustration n’est pas une loi discriminatoire »
Il y a vingt ans de cela, le 5 octobre 1991, la loi dite de lustration
était adoptée par l’Assemblée fédérale tchécoslovaque. Deux ans
après la révolution, ce texte de « décommunisation » devait servir à
protéger les nouvelles institutions démocratiques de l’Etat des anciens
agents et autres collaborateurs des services secrets de l’ancien régime.
Initialement, cette loi ne devait être appliquée que cinq ans. Mais si
elle a bien été supprimée en Slovaquie en 1996, elle reste en vigueur
aujourd’hui encore en République tchèque, parfois considérée comme un
des derniers symboles des premières années de la transformation politique
du pays. A l’époque, Jan Sokol était député à l’Assemblée
nationale, président du groupe parlementaire Mouvement citoyen. Philosophe
et professeur reconnu, Jan Sokol a rappelé pour Radio Prague les grandes
lignes de cette loi et replacé son adoption, critiquée par certains, dans
le contexte du début des années 1990 en Tchécoslovaquie : En savoir plus
Panorama« Je ne sais pas ce que j'aurais fait si la StB avait menacé de s'en prendre à ma fille »
Première partie aujourd’hui d’un entretien réalisé avec la
traductrice-interprète Zuzana Tomanová. Devenue après la Révolution de
velours la traductrice officielle du président Havel pour le français,
elle nous a d’abord raconté comment elle a commencé sa carrière et a
pu la poursuivre, difficilement, sous le communisme. En savoir plus
Chapitres de l'histoireL’épopée de Radio Free Europe, service tchécoslovaque
Pavel Pecháček est à sa manière un vétéran de la lutte contre le
régime communiste. En 1968, il entre, à Munich, au service
tchécoslovaque de Radio Liberté (Radio Free Europe), la célèbre radio
américaine. Il en assume la direction en 1989, après celle de Voice
America. Il lève notamment le voile sur l’affaire Martin Šmíd. En savoir plus
PanoramaRetour sur l’affaire Kundera avec Adam Hradílek et Petr Třešňák
Entretien aujourd’hui avec l’historien Adam Hradílek et le journaliste
Petr Třešňák, auteurs de l’article publié en octobre 2008 qui a mis
en cause l’écrivain Milan Kundera dans une affaire de dénonciation
remontant au début des années 1950. Un article paru dans l’hebdomadaire
Respekt et dont le retentissement a dépassé les frontières tchèques et
européennes.
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Faits et événementsOuverture au public d’une ancienne planque de la StB dans le clocher d’une église à Prague
Depuis la semaine dernière on peut visiter un endroit pas comme les autres
dans la capitale tchèque : un ancien centre d’observation dans le
clocher de l’église Saint-Nicolas, utilisé par la police secrète
communiste pour espionner les activités des ambassades occidentales qui se
trouvaient à quelques mètres.
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Faits et événementsJiří Pernes : « le scientifique doit l’emporter sur le politique »
Depuis le 1er avril, l’Institut d’étude des régimes totalitaires,
fondé en 2008, possède un nouveau directeur. La nomination de Jiří
Pernes à la tête de l’institution chargée d’étudier les chapitres
sombres de l’histoire tchèque a suscité la polémique et provoqué
certaines réactions négatives, en raison notamment de ses études à
l’Université du soir de marxisme-léninisme qu’il a volontairement
omis de mentionner dans son parcours professionnel. Plusieurs personnes ont
déjà démissionné du conseil scientifique de l’institut.
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