Faits et événements Bauer toujours en tête du Tour de Ski - Zahrobska se blesse avant le slalom de S. Mlyn
Le premier jour de la nouvelle année a été un succès pour le ski tchèque : après la quatrième étape du Tour de Ski, deux Tchèques étaient en tête du classement provisoire. En saut à ski, le jeune Roman Koudelka a réussi une belle prestation dans la Tournée des Quatre Tremplins. En revanche, le nouvel an n’a pas réussi à la slalomeuse Sarka Zahrobska, qui s’est blessée... avec une bouteille de mousseux !
Lukas Bauer (au milieu) et Martin Koukal (à droite), photo: CTK « L’année a commencé par un triomphe tchèque ! » : c’est le titre
du quotidien Sport de ce mercredi. Avant la cinquième étape du Tour de
ski, ce sont en effet Lukas Bauer et Martin Koukal qui, après le 15 km
style libre de lundi, avaient pris la tête du classement provisoire.
Et Bauer a confirmé mercredi dans le 15 km style classique, toujours à
Nove Mesto en Moravie. Après cinq des huit étapes, le Tchèque est
toujours en tête du classement général provisoire avec plus de deux
minutes d’avance sur le Norvégien Gjerdalen.
Petits malentendus dans ce Tour de Ski dont les règles manquent de clarté : Lukas Bauer n’a pas gagné les deuxième et quatrième étapes puisqu’il était parti avec de l’avance, ayant remporté le prologue. Le Tchèque devra donc rendre l’argent offert par la FIS en récompense. C’est le Français Emmanuel Jonnier qui se voit attribuer 5000 francs suisses pour son meilleur temps dans la deuxième et l’Italien Piller Cottrer pour la quatrième étape...
Roman Koudelka (au milieu), photo: CTK
On passe au saut à ski, avec la belle prestation de Roman Koudelka dans
la Tournée des Quatre Tremplins. A 18 ans, le Tchèque a terminé
quatrième à Garmisch-Partenkirchen, une vraie performance car avec deux
sauts à 132 mètres il termine devant le grand favori de la compétition,
l’Autrichien Thomas Morgenstern. Au classement général provisoire,
après les deux premiers tremplins, Koudelka occupe la neuvième place,
son
compatriote Jakub Janda pointe en dix-neuvième position.
Sarka Zahrobska
Côté mauvaises nouvelles maintenant, Sarka Zahrobska s’est blessée le
jour de la Saint-Sylvestre. Pas sûr qu’on reprenne la pauvre slalomeuse
à baptiser une nouvelle piste de sitôt : à Vitkovice dans les Monts des
Géants elle a pris un éclat de verre sous l’oeil en cassant une
bouteille de mousseux avec un marteau. L’alcool fait des dégâts, même
quand on ne boit pas. Résultat : quatre points de suture et la Tchèque
n’est pas sûre de disputer le prochain slalom géant de la coupe du
monde, qui doit se dérouler ce week-end à Spindleruv Mlyn, devant son
public... Son entraîneur de père, Petr Zahrobsky, le concède : « c’est la poisse, ses chances de prendre le départ sont à 50/50, mais
l’important c’est que Sarka aille bien ».
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Le discours du Jour de l’An du président Vaclav Klaus: satisfaction et modération
Le discours traditionnel du Jour de l’An a permis au Président Vaclav Klaus d’évoquer les tournants de l’histoire moderne du peuple tchèque et de rappeler qu’actuellement la Tchéquie vit une période de prospérité sans précédent.
Vaclav Klaus, photo: CTK
Vaclav Klaus a rappelé d’abord les grands moments historiques qui ont
marqué les années finissant par le chiffre 8 dont 1918, année de la
création de la Tchécoslovaquie :
« Nous nous rappelons avec satisfaction l’année 1918, année où est née la société démocratique et libre chez nous. Il est bien qu’on puisse aussi caractériser par les mêmes paroles notre présent. »
Et Vaclav Klaus d’évoquer également les dates moins positives de notre histoire, dont 1938 qui a marqué la fin de la Première République tchécoslovaque, ainsi que 1948, année de victoire du régime communiste et de la fin de la démocratie dans le pays, et finalement 1968, année du dégel politique, le fameux Printemps de Prague, bientôt écrasé par les chars soviétiques.
Une partie du discours de Vaclav Klaus a été consacrée à l’entrée de la République tchèque dans l’espace Schengen. Le président estime que cette évolution positive apporte aussi certains risques. A son avis, il est important que les frontières s’ouvrent mais les Tchèques devraient protéger et cultiver leur identité, s’ils ne veulent pas perdre leur liberté. D’après Vaclav Klaus, malgré les problèmes existant la situation économique de la République tchèque est très bonne et continue encore de s’améliorer :
« Je souhaiterais à nous tous que l’année 2008 devienne l’année de notre activité dans les sphères personnelle et publique, dans la vie privée et dans la politique, parce que, disons le à haute voix, malgré un nombre non négligeable de problèmes individuels et politiques, nous vivons aujourd’hui probablement la meilleure période de l’histoire de notre pays. »
Selon le président, malgré la croissance économique et le bien-être général, nous ne devons pas oublier les citoyens démunis et socialement faibles et tous ceux qui ont besoin de notre aide dont les familles, les gens âgés, les sans domicile, les Roms, etc.
Au niveau des partis politiques le discours présidentiel n’a pas suscité un écho très positif. Jiri Paroubek, chef du Parti social-démocrate, formation principale de l’opposition, estime que Vaclav Klaus a prononcé ce 1er janvier un de ses plus faibles discours. Quant au président du Parti communiste Vojtech Filip, il pense que ce discours n’a pas été équilibré. Et même Jiri Cunek, chef du parti Chrétien démocrate, et Martin Bursik, président du Parti des Verts, formations qui font partie de la coalition gouvernementale, constatent que le discours présidentiel manquait de vision pour l’avenir de la République tchèque.
Les politologues cités par la presse voient dans ce discours relativement modéré le signe que Vaclav Klaus évite de froisser ceux dont il aura besoin pour son éventuelle réélection à la présidence de la République. En février prochain il se mesurera avec l’économiste tchéco-américain Jan Svejnar qui se profile d’ores et déjà comme le candidat présidentiel de l’opposition mais aussi du Parti des Verts.
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Nouvelle année 2008 sous le signe de la réforme
La nouvelle année qui commence apporte aux Tchèques une révolution des prix, la plus importante depuis la naissance de la République tchèque, il y a de cela 15 ans.
Le lot des réformes adopté par le cabinet Mirek Topolanek est entré en
vigueur, depuis les premières minutes de l’année 2008, la Cour
constitutionnelle n’ayant pas eu le temps d’examiner le projet
d’annulation de la loi de la réforme qui lui a été remis par
l’opposition social-démocrate. Pas moins de 50 lois sociales et fiscales
sont modifiées par la réforme. Pour le cabinet, celle-ci était
inévitable pour stopper l’endettement des budgets publics.
Les 25 milliards de couronnes que la réforme devrait rapporter ne seront pas gratuits : le cabinet augmente à 9% le taux réduit de la TVA qui était de 5% ce qui a pour conséquence la hausse du prix des produits de première nécessité – denrées alimentaires, médicaments, ainsi que par ex. des transports en commun dans plus de la moitié des villes régionales du pays. C’est aussi le prix du logement, du chauffage, de l’énergie de même que celui des journaux et des livres qui augmente, sans oublier l’introduction des paiements pour les consultations chez le médecin. L’impact sera sensible, estime l’économiste David Marek de Patria Finance :
David Marek
« Ce sera, à mon sens, une intervention dans les budgets familiaux de
l’ordre de plusieurs centaines de couronnes mensuellement, mais ces
dépenses devraient être compensées par la diminution de l’impôt sur
le revenu et donc par la somme dont les parents bénéficieront, en plus. »
Il a à l’esprit l’impôt unique sur le revenu de 15% en vigueur depuis le 1er janvier, mais cet impôt est calculé sur ce que le cabinet appelle le salaire « super brut » donc y compris les 35% versés par l’employeur à la sécurité sociale et à l’assurance maladie. La réforme sera donc favorable seulement à ceux qui ont des salaires élevés, au moins deux fois le salaire moyen, alors que la classe moyenne en paiera les frais.
Concernant la sécurité sociale, le remboursement des congés maladies est supprimé lors des trois premiers jours. Les allocations parentales dépendront de la durée du congé, plus il sera long, moins le parent sera indemnisé. Le cabinet a également diminué la prime versée à la naissance de l’enfant.
La liste des perdants, dont les familles avec enfants, les personnes qui sont plus de 12 mois au chômage ou les malades qui ont besoin de se faire soigner dans les services d’urgence est plus longue que la liste des gagnants qui sont surtout les entrepreneurs, les personnes aux revenus très élevés, ainsi que, comme l’affirme le cabinet, les retraités qui voient leurs pensions valoriser de 3%. Quant au taux d’inflation en 2008, le vice-gouverneur de la Banque centrale Miroslav Singer évalue qu’il sera le plus élevé depuis les 10 dernières années, avant de revenir, en 2009, à la normale.
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Czech Point : la fin de Kafka ?
Une nouvelle forme de service est offerte aux citoyens tchèques à partir du début de l’année 2008. Il se nomme « Czech Point » et est destiné à faciliter et accélérer les formalités administratives. De quoi s’agit-il exactement ?
Le premier Czech Point a commencé à fonctionner en République tchèque
au mois d’avril 2007, dans la ville de Pardubice en Bohême centrale. Il
faisait partie d’un programme pilote lancé par le ministère de
l’Intérieur et auquel 37 villes tchèques ont participé au cours de
l’année dernière. L’objectif était de concentrer la plus grande
partie des formalités administratives en un seul endroit, comme
l’explique Petr Kramar, de la mairie de Pardubice. Il nous donne quelques
exemples :
« Jusqu’à aujourd’hui, par exemple, un extrait du registre cadastral ne pouvait être délivré que par le bureau du cadastre où était domicilié l’intéressé. Maintenant, cela est possible dans pratiquement tous les terminaux Czech Point. En ce qui concerne le temps consacré à ces formalités, surtout la demande d’un extrait du casier judiciaire, on devait attendre de dix à quinze jours avant qu’il ne soit envoyé de Prague. Aujourd’hui, le citoyen devrait l’obtenir pratiquement immédiatement. »
Les terminaux Czech Point devraient être capables de délivrer progressivement tous les formulaires dont les citoyens peuvent avoir besoin. Ils pourront aussi transformer des documents délivrés sur papier en documents informatiques. En fin de compte, les Czech Point devraient servir à assurer la communication entre le citoyen et la grande majorité des bureaux de l’administration. Naturellement, les services des Czech Point ne seront pas gratuits, comme le confirme Jan Kramar :
« La première page d’un document coûte cent couronnes (un peu moins de quatre euros) et chaque page suivante cinquante couronnes. La loi autorise les municipalités à utiliser des tarifs plus bas, jusqu’à 90 % de moins. »
Et où se trouvent ces fameux Czech Point ? Dans les bureaux de l’Etat
civil des mairies et ce sont les employés de ces bureaux qui assurent le
nouveau service. Il devrait y avoir dans les 4000 Czech Point répartis sur
tout le territoire de la République tchèque, dont 2000 seront situés
dans les bureaux de poste. Ils entreront en service progressivement au
cours de l’année 2008. Donc plus besoin de faire de longues queues, de
perdre beaucoup de temps, même des semaines, pour obtenir, par exemple, un
extrait du registre du commerce indispensable à la fondation d’une
nouvelle société. Une pratique qui était d’ailleurs très critiquée
par la Commission européenne.
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