Faits et événements Prague Fashion Week pour la 11e fois à Prague
Une nouvelle édition du festival Prague Fashion Week consacrée à la mode design tchèque et étrangère se déroule du 20 au 25 novembre dans la capitale tchèque. Quels créateurs s’y présentent et comment le festival veut-il attirer le public ?
Photo: www.praguefashionweek.com
Une vingtaine de créateurs, dont la plupart de l’étranger – de
Serbie, de Norvège, de Slovaquie et du Canada, et des nouveaux locaux pour
les présentations des modèles de haute couture et de prêt-à-porter.
Telles sont les deux nouveautés avec lesquelles les organisateurs ont
voulu marquer l’entrée de la Prague Fashion Week dans une nouvelle
décennie. Le théâtre de cette 11e édition automnale est le musée
Kampa, bâtiment historique d’anciens moulins flottant sur la Vltava dont
le design moderne a été choisi pour accentuer l’effet des modèles
design.
Photo: www.praguefashionweek.com
La créatrice pragoise renommée Helena Fejkova, qui s’est aussi
présentée l’année dernière à Paris et vient de rentrer d’une
tournée en Chine, inaugure la Fashion Week avec sa nouvelle collection
inspirée par l’architecte espagnol du siècle écoulé, Antonio Gaudi.
Or, c’est la création étrangère qui prédomine à ce festival. On
écoute sa directrice, Eva Valova :
« Cette année, nous avons misé sur les créateurs étrangers et notamment ceux de l’Est. A l’avenir, notre objectif est de faire de Prague un centre de la mode pour l’Europe centrale et orientale. Pour ces pays, Prague a la même importance que Paris pour nous. De même, des designers de mode allemands, hollandais, autrichiens préféreront venir à Prague que dans une ville plus éloignée de l’Est, et donc, Prague a vraiment l’ambition de devenir un centre de la mode et un lieu de rencontre de la mode de l’Ouest et de l’Est. »
Photo: www.praguefashionweek.com
De la Mecque de la mode, Paris, Prague Fashion Week accueillira, dimanche,
un créateur de la haute couture. Eva Valova :
Photo: www.praguefashionweek.com
« De France, nous avons invité le styliste Nicolas Le Cauchois qui a une
très intéressante collection présentée, avant Prague, à Budapest.
Nicolas Le Cauchois est un styliste réputé sur le marché français et je
crois que ses modèles jouiront de la même attention à Prague. »
La Fashion Week influence-t-elle la mode dans les rues ? L’agence Fashion Point Prague, qui organise le festival, commande chaque année à l’agence STEM un sondage sur le rapport des femmes tchèques envers la mode design. Jan Chudoba :
« Le résultat est très favorable – 88 % des femmes s’intéressent à la mode. Le deuxième chiffre qui ressort de ce sondage nous réjouit moins : 6 % seulement des femmes possèdent un modèle original. Le goût de l’extravagance, de l’originalité, une plus grande ouverture et spontanéité nous manquent et cela se voit sur la mode. »
Le souhait des organisateurs de la Fashion Week est qu’elle s’adresse à un large public, pour que la demande de la mode design originale et individuelle augmente.
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Les Chemins de fer tchèques renforcent les liaisons entre les grandes villes
Ceske drahy, la société des Chemins de fer tchèques, a présenté, lundi, ses nouveaux horaires pour 2008, qui entreront en vigueur le 9 décembre prochain. Principale nouveauté : le nombre de trains de grandes lignes augmentera de 12 %, facilitant ainsi les liaisons entre les principales villes du pays.
Afin de pouvoir faire face aux modifications programmées, les Chemins de
fer tchèques appliqueront une nouvelle grille de tarifs légèrement à la
hausse et réclament un milliard de couronnes supplémentaires (environ 37
millions d’euros) au ministère des Transports. Ce dernier contribue
déjà cette année au fonctionnement du transport rapide assuré par les
trains « express » à hauteur de 3,4 milliards de couronnes (environ 125
millions d’euros). En effet, si Ceske drahy est une société par actions
depuis 2003, elle n’a pas été privatisée pour autant et l’Etat en
reste donc l’actionnaire à 100 %.
Les principaux changements concernent donc le renforcement du transport des voyageurs sur les longues distances. Six trains « express » supplémentaires assureront ainsi par exemple la liaison quotidienne entre Prague et Brno, chef-lieu de la Moravie. De nouvelles liaisons sont également prévues entre la capitale et d’autres villes du pays. Au total, les Chemins de fer mettront en service plus de 8300 trains, dont 7600 pour les plus courtes distances.
Josef Bazala
Au niveau des régions, justement, qui commandent elles-mêmes auprès de
Ceske drahy les liaisons dont elles ont besoin et qui verseront à cet
effet 4,7 milliards de couronnes (environ 175 millions d’euros) à la
société en 2008, aucun changement notable n’est à noter pour ce qui
est de la densité des transports. Mais après que les Chemins de fer se
soient vu infliger pour la première fois de leur histoire une amende de
plus de 200 000 euros par la région de la ville d'Olomouc, en Moravie, au
début du mois, une attention particulière sera portée sur le retard des
trains, comme l’a confirmé le directeur général Josef Bazala :
« Cette année, pour ce qui est du transport dans les régions, la ponctualité des trains est de 87 %. Mais il faut préciser que 9 % des retards sont causés par les travaux qui sont réalisés sur les voies ferrées ou dans les gares. Notre objectif sera donc de nous maintenir dans les mêmes eaux l’année prochaine. »
Rappelons que la société des Chemins de fer tchèques a déjà enregistré pas moins de 135 millions de passagers au cours des trois premiers trimestres 2007 et prévoit un bénéfice de 1,85 million d’euros, alors qu’elle était déficitaire les années précédentes.
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Joël Chapron d’Unifrance : « En dix ans, le cinéma français a retrouvé une place enviable en République tchèque »
Le Festival du film français se rapproche à grands pas. C’est jeudi que sera donné le coup d’envoi de la dixième édition, une édition anniversaire, inaugurée par le film d’animation Persépolis, tirée de la BD de Marjane Satrapi. Rencontre avec Joël Chapron, responsable du secteur Europe centrale et orientale pour Unifrance, une organisation qui se charge de promouvoir le cinéma français dans le monde.
Joël Chapron, photo: www.film.ru
Vous étiez déjà là au tout premier festival du film français à Prague
il y a dix ans, comme vous avez cette vue globale sur dix ans de festival,
pourriez-vous nous dire comment il a évolué et ce que vous en retirez ?
« L’idée initiale était, quelques années après la chute du mur de Berlin, quand tous les pays d’Europe centrale et orientale ont connu une grave crise du cinéma dans son ensemble, et du cinéma français en particulier par ricochet, Unifrance a décidé de réinvestir ces territoires. Nous savions, statistiques à l’appui, que le cinéma français y avait été très présent du temps du communisme. A partir du moment où vous avez dans un pays un terreau, or ce terreau existait, c’est beaucoup plus facile de renvoyer les spectateurs dans les salles de cinéma plutôt que de les y amener quand ils n’en ont jamais vu. Donc on a lancé un certain nombre de manifestations dans le milieu des années 1990 pour remettre en lumière le cinéma français.
En ce qui concerne la République tchèque, on fête en effet le dixième anniversaire et on s’aperçoit, en regardant les statistiques, que depuis dix ans, le cinéma français a retrouvé une position relativement enviable, même très enviable, si on le compare aux autres cinématographies européennes. On a aujourd’hui une vraie diversité, sur les écrans pragois en tout cas, et un peu sur la province. C’est dû à deux choses : à la diversité du cinéma français mais aussi à la diversité des distributeurs tchèques qui achètent du cinéma français. Comme ils sont très divers, on a à la fois des comédies, des films d’auteur, des films d’animation, des documentaires, on a un peu de tout sur le grand écran. »
'Persépolis'
Donc, d’après vous, ce qui passe dans les cinémas tchèques est un
reflet relativement fidèle de ce qui est projeté et de ce qui se fait en
France ?
« A peu près. Mais je préfère dire les cinémas pragois, car ce qui se passe en province est un peu différent. Nos films ne circulent pas sur tout le territoire, comme ils le devraient ou comme on pourrait l’espérer. Mais à Prague, oui, à mon sens, la vingtaine de films qui passent par an représente un assez joli panorama de ce qui se fait. »
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L’écrivain Pavel Kohout coupe ses attaches avec le Festival du théâtre de langue allemande
Une fausse note a marqué la fin du Festival du théâtre de langue allemande qui s’est terminé, dimanche, par une représentation de la pièce « Mon Nestroy » de Peter Turrini interprétée par la troupe du « Theater in der Josefstadt » de Vienne. Lors de cette soirée au Théâtre des Etats à Prague le dramaturge et romancier tchèque Pavel Kohout a annoncé au public sa décision de renoncer à sa collaboration avec le festival.
Jitka Jilkova et Pavel Kohout (au milieu), photo: www.theater.cz
Pavel Kohout, qui partage son existence entre Prague et Vienne, a été
pendant douze ans un des organisateurs du festival ayant présenté, tout
au long de cette période à Prague, 158 représentations dont 111
premières. « Cette réussite n’a été possible que grâce aux efforts
de nombreuses personnes. Moi, j’ai été une espèce de défenseur qui
cherchait à résoudre les problèmes et assurait l’existence du festival », a déclaré Pavel Kohout dans son petit discours d’adieux prononcé
en allemand lors de la soirée au Théâtre des Etats. Selon lui, le
festival ne pouvait exister que grâce à la générosité de nombreux
sponsors, générosité qui n’était cependant pas sans limites. Et
l’écrivain d’insister sur la nécessité que ce grand projet culturel
et politique soit appuyé aussi directement par les gouvernements des pays
concernés, c’est à dire notamment les pays germanophones et la
République tchèque. D’après lui, c’est la seule possibilité de
conserver le niveau élevé du festival.
'Petite musique du pouvoir', photo: www.theater.cz
Bien que le festival ait été placé sous le haut patronage des
présidents tchèque, autrichien, allemand et du Premier ministre du
Luxembourg, les activités de Pavel Kohout pour engager dans une plus
grande mesure les hommes politiques dans ce projet n’ont pas abouti. Cet
échec démontre, d’après lui, que le festival a besoin de nouvelles
forces capables d’assurer son haut niveau. La directrice du festival,
Jitka Jilkova, n’a pu qu’accepter sa décision :
« C’est une décision prise personnellement par Pavel Kohout et que la direction du festival n’a nullement influencée. Elle ne nous réjouit pas mais Pavel Kohout a le droit de la prendre. (…) Pavel Kohout a essayé d’obtenir pour le festival un soutien adéquat du gouvernement. Peut-être avait-il l’impression de ne pas avoir réussi. Je pense néanmoins que c’est encore un long chemin que nous devons poursuivre. »
Le dernier Festival du théâtre de langue allemande auquel Pavel Kohout a participé se termine pour lui dans le désenchantement. Sa nouvelle pièce intitulée « Petite musique du pouvoir », montée par l’ensemble du Théâtre national de Prague et qui avait inauguré cette édition du festival, a été qualifiée par une certaine critique de mélodramatique, schématique et superficielle.
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