Faits et événements Epinal entérine son jumelage avec la ville de Novy Jicin

14-09-2007 14:53 | Václav Richter

La ville d'Epinal qui est déjà jumelée avec six villes étrangères, a décidé de conclure son septième accord de jumelage avec Novy Jicin en République tchèque, une ville de quelque 28 000 habitants située dans une belle région de Moravie du Nord. A cette occasion la mairie de Novy Jicin reçoit, ces jours-ci, le maire d'Epinal, Michel Heinrich, qui a bien voulu répondre à quelques questions de Vaclav Richter.

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Michel HeinrichMichel Heinrich Commençons par le début. Depuis quand existent les relations entre Epinal et Novy Jicin?

 « Ces relations existent depuis l'année 2000. En octobre de cette année un colloque franco-tchèque avait été organisé à l'initiative des deux présidents des Sénats de nos pays respectifs qui rassemblait l'ensemble des collectivités territoriales. Et c'est là que les collectivités françaises et tchèques ont décidé qu'il fallait instituer soit des partenariats, soit des jumelages. Alors nous étions partis avec Novy Jicin plutôt pour un partenariat parce qu'Epinal avait déjà beaucoup de jumelages avec des villes étrangères. Et puis finalement des liens se sont tissés, très amicaux, très chaleureux, qui ont fait que finalement nous avons décidé de signer une charte de jumelage. »

Aujourd'hui vous êtes donc invité de la mairie de Novy Jicin. Quel est l'objectif de ce séjour ?

EpinalEpinal « Je suis venu pour signer cette charte. C'est en quelque sorte un engagement d'établir des relations et des liens entre nos villes. Il ne s'agit pas seulement de créer des liens entre des collectivités mais aussi entre des habitants à travers le monde associatif, universitaire, les écoles etc. Pour qu'un jumelage vive bien, il faut que ce soient les habitants des deux villes que se l'approprient et qui le fassent fonctionner. »

Quelles activités vous préparez dans le cadre du jumelage ?

Novy JicinNovy Jicin « Nous avons déjà initié des échanges entre des établissements hôteliers. Un lycée hôtelier d'Epinal est déjà venu ici, en 2003, et a fait des échanges avec le lycée hôtelier Praha de Novy Jicin. Nous avons fait venir dans le cadre d'une foire organisée à Novy Jicin un lycée technique d'Epinal et un industriel vosgien. Nous avons aussi des échanges culturels, notamment des expositions de peintures ou de photos qui ont déjà été organisées chez nous et réciproquement ici. Et puis il y a des échanges sportifs notamment au niveau de football. Nous avons une compétition importante de jeunes qui se déroule tous les ans au mois de mai. Des équipes de Novy Jicin sont venues jouer à Epinal. Maintenant nous préparons des olympiades à Epinal où les jeunes de Novy Jicin vont venir participer. Nous envisageons aussi des échanges dans le domaine éducatif. Un groupe de professeurs de lycée qui est présent aujourd'hui ici, essaye d'entrer en contact avec un établissement éducatif de la région. La directrice de notre institut universitaire de technologie s'est rendue, ce matin, dans la ville d'Ostrava dans le but de favoriser des échanges et des stages dans des entreprises pour nos étudiants et réciproquement pour des étudiants tchèques à Epinal. »

Le 70e anniversaire de la disparition du premier président tchécoslovaque Tomas Garrigue Masaryk

14-09-2007 14:53 | Jaroslava Gissübelová

Il y a de cela 70 ans, est décédé le premier président tchécoslovaque, Tomas Garrigue Masaryk. Un rassemblement solennel pour rappeler son legs a eu lieu jeudi au Château de Prague.

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Photo: CTKPhoto: CTK Des dirigeants politiques tchèques, des légionnaires, des diplomates et des témoins de la Première république de Masaryk étaient présents dans la salle Espagnole du Château de Prague lors d'un rassemblement au cours duquel Vaclav Klaus a déclaré que la personnalité de Tomas Garrigue Masaryk et son message politique restaient une inspiration durable pour la démocratie tchèque :

« Il était un politicien réaliste, pas seulement d'après le nom du parti réaliste qu'il avait cofondé. Masaryk a toujours souhaité que la politique soit basée sur les principes moraux fermes, sur la connaissance et la vérité. »

Tomas Garrigue MasarykTomas Garrigue Masaryk Le président libérateur est mort au château de Lany le 14 septembre 1937, à l'âge de 87 ans. Qualifié de personnalité tchèque la plus marquante du XXe siècle, Tomas Garrigue Masaryk a pourtant été, au commencement de son parcours politique, une personnalité plutôt haïe. On lui reprochait d'avoir remis en cause l'authenticité de manuscrits devant prouver que l'histoire de la nation tchèque était plus ancienne que celle de la nation germanique. Puis, d'avoir pris la défense de Juifs accusés de « meurtre rituel », une sorte d'affaire Dreyfus mais en pays tchèques. Après le déclenchement de la guerre, Masaryk, jusqu'alors député du parlement de Vienne, part en exil pour y organiser les légions et mener des négociations diplomatiques en France, en Russie et en Amérique qui finissent par lui valoir le soutien du président américain Woodrow Wilson pour l'idée de la création d'un nouvel Etat. La Tchécoslovaquie indépendante est proclamée le 28 octobre 1918 et Masaryk est élu son premier président. On écoute sa voix invitant à mener une politique raisonnable et honnête :

Tomas Garrigue MasarykTomas Garrigue Masaryk Parmi des légionnaires présents, jeudi, à la cérémonie, Jan Koukol, 95 ans, vétéran des batailles en Pologne, en France et en Afrique, s'est souvenu de sa rencontre avec Masaryk :

« J'ai connu personnellement le président Masaryk, j'ai vécu la première république, et je l'ai rencontré lors de sa visite à Brno. Pour nous, c'était un saint, un homme juste, plein d'esprit de sacrifice qui s'est sacrifié pour notre république et nous étions tous prêts à nous sacrifier pour lui... »

En conclusion de son discours consacré à l'héritage du premier président tchécoslovaque, le chef d'Etat actuel Vaclav Klaus a invité à s'occuper de la personnalité de Masaryk penseur, philosophe et humaniste non seulement à l'occasion de son anniversaire, mais aussi parce qu'il reste un point de repère durable pour l'Etat tchèque.

La Tchéquie la France et la Suède à la veille de leur présidence de l'UE

14-09-2007 14:53 | Alain Slivinský

Jeudi à Prague, les ministres de l'Environnement de la Tchéquie, la France et la Suède se sont réunis pour discuter de la préparation de la marche à suivre pour améliorer le climat et l'environnement.

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Jean-Louis Borloo, Martin Bursik, Andreas Carlgren, photo: CTKJean-Louis Borloo, Martin Bursik, Andreas Carlgren, photo: CTK Martin Bursik pour la Tchéquie, Jean-Louis Borloo pour la France et Andreas Carlgren pour la Suède se sont exprimés pour que la protection du climat soit une priorité lors de la présidence de l'Union européenne par ces trois pays. Ce sera la France, pendant le second semestre de 2008, la République tchèque pour le premier semestre de 2009 et enfin la Suède pour le semestre suivant. Le ministre tchèque a présenté les résultats de la réunion :

« Ce qui est ressorti des négociations et qui est vraiment un résultat inattendu, est un accord sur la coopération des trois pays dans l'élaboration d'une sorte de « Feuille de route » de la politique de la protection du climat. Elle définirait cette politique commune, depuis la session printanière du Conseil de l'Europe en 2008 jusqu'à la conférence de Copenhague en 2009. Ce document sera élaboré par les trois pays, les représentants de la Commission européenne et du Parlement européen et devrait être terminé avant la fin de 2009 et présenté à la réunion de Bali qui décidera de l'avenir après les accords de Kyoto. La coordination du projet est confiée à la France, car c'est elle qui présidera la première l'Union européenne. Je suis heureux que cette réunion ait été productive et amicale. »

A propos de la réunion, le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo a déclaré avant de prendre l'avion pour Paris :

Photo: Commission européennePhoto: Commission européenne « Quelques mots seulement pour remercier Martin de cette initiative pour la coordination de ces présidences européennes qui sont extrêmement courtes et qui nécessitent donc un énorme travail de préparation en amont. Grâce à lui et la République tchèque, a eu lieu un processus de discussion pour éviter les pièges et améliorer les méthodes de travail. C'est le début d'un processus qui va être, je crois, très efficace. On a pu voir les différentes visions qui sont finalement assez convergentes. On a beaucoup travaillé pour se mettre d'accord sur une feuille de route, pour le climat, car tout le monde voit bien l'enjeu du réchauffement climatique et ses conséquences. Nous formons vraiment une troïka très engagée et très humaine, et je renouvelle mes remerciements à la République tchèque pour avoir pris cette initiative. »

En dehors des discussions sur le climat et l'environnement, les trois ministres ont également commencé les travaux sur la création d'un programme commun de 18 mois pour la présidence de l'Union européenne.

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