Faits et événements La Gare centrale va faire sa toilette

30-11-2006 15:20 | Václav Richter

La Gare centrale de Prague suscite depuis des années la critique justifiée des passagers des trains et des habitants de la capitale. Le bâtiment à l'architecture somptueuse, qui est un joyau de l'Art Nouveau pragois, abrite aujourd'hui des espaces dont l'entretien et la propreté laissent à désirer. Le débat sur la reconstruction de la gare se poursuit depuis des années et il semble aujourd'hui qu'on passe enfin à l'action. Les travaux de reconstruction, qui doivent commencer dans quinze jours, seront réalisés sans interruption du trafic à la gare.

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La Gare centraleLa Gare centrale Oeuvre de l'architecte Josef Fanta, la gare a été terminée en 1909. Son architecture a été très appréciée et a suscité l'admiration du grand Le Corbusier lors de sa visite à Prague. Dans les années 1970, elle a été reconstruite et agrandie car elle n'arrivait plus à satisfaire les besoins des transports de la capitale. Au cours des dernières décennies, elle a souvent été la cible des critiques. On lui reprochait la lenteur des services, la vétusté, le manque de confort, l'insécurité. Comme toutes les grandes gares qui restent ouvertes la nuit, elle attirait des individus douteux pratiquant la prostitution et le trafic de drogue, elle a été le rendez-vous des SDF.

Tout cela ne devrait plus être qu'un souvenir. La société italienne Grandi Stazioni, qui a remporté l'appel d'offres en 2002, entamera les travaux le 14 décembre prochain. « La reconstruction de la gare centrale est pour nous un grand défi. C'est un mariage de la beauté de l'architecture Art nouveau et d'une gare moderne qui sera recherché par les passagers et les habitants de Prague », affirme le chef de l'entreprise Enrico Aliotti, cité par le journal Mlada fronta Dnes. Selon le directeur, la réalisation du projet prendra quatre ans, mais dès 2008 les passagers pourront acheter leurs billets aux nouveaux guichets qui rappelleront ceux d'un terminal d'aéroport.

Projet de reconstruction de la Gare centrale. Photo: Grandi StazioniProjet de reconstruction de la Gare centrale. Photo: Grandi Stazioni A partir de 2010, la gare sera louée à Grandi Stazioni qui l'exploitera commercialement. Les kiosques de journaux et de restauration rapide du hall central seront remplacés par des magasins de luxe en verre et acier, des restaurants et des cafés. La gare doit devenir un centre commercial et culturel. On procédera également à un grand remaniement de ses environs et notamment du parc devant le bâtiment qui devient souvent le refuge des sans-abri et que les passagers arrivant à Prague préfèrent éviter.

Projet de reconstruction de la Gare centrale. Photo: Grandi StazioniProjet de reconstruction de la Gare centrale. Photo: Grandi Stazioni Selon une statistique de Ceske drahy (la Société des chemins de fer tchèques), quelque 100 000 personnes se rendent en moyenne à la Gare centrale chaque jour. Le porte-parole de Ceske drahy, Ales Ondruj, estime cependant que ce nombre pourrait augmenter jusqu'à 150 000 car on y viendra à l'avenir non seulement pour prendre le train mais aussi pour des achats, des rendez-vous d'affaires ou tout simplement pour prendre un déjeuner. Une perspective alléchante, certes, que devrait garder à l'esprit les voyageurs qui seront désormais obligés de s'accommoder de tous les désagréments possibles dans cette gare transformée, pour quatre ans, en un immense chantier.

L'abolition des visas américains pour les Tchèques en marge du sommet de l'OTAN

30-11-2006 15:20 | Alain Slivinský

Au sommet de l'OTAN qui vient de prendre fin à Riga, l'Afghanistan était au centre des débats. La République tchèque compte, d'ailleurs, augmenter sa participation militaire. Pourtant, la question des visas d'entrée aux Etats-Unis, soulevée par le président américain, a aussi suscité l'attention.

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Le sommet de l'OTAN, photo: CTKLe sommet de l'OTAN, photo: CTK A quand la fin de l'obligation du visa d'entrée aux Etats-Unis pour les citoyens tchèques et ceux d'autres pays membres de l'Union européenne? Au sommet de l'OTAN, à Riga, le président des Etats-Unis, George Bush, annonçait que son pays envisageait de modifier sa politique de visa. Une question qui concerne directement la République tchèque dont les citoyens subissent l'obligation contraignante de la demande d'un visa pour tous les voyages de moins de 90 jours, alors que les Américains n'en ont pas besoin pour séjourner en Tchéquie. A Riga, le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, a brièvement rencontré son homologue américain. Ce dernier l'a assuré que l'abolition des visas pour la Tchéquie et les nouveaux membres de l'Union européenne pourrait être adoptée, bien que certaines complications soient attendues au Congrès, d'après le chef de l'Etat tchèque. Le problème réside dans la loi ordonnant l'extemption de visa seulement pour les pays dont seulement moins de 3 % de demandes sont refusés. George Bush, photo: CTKGeorge Bush, photo: CTK Actuellement, dans les 10 % de demandes de visas présentées à l'ambassade des Etats-Unis en République tchèque sont refusés. D'après George Bush, il est nécessaire de changer cette disposition de la loi au profit du renforcement des critères de sécurité. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Alexandr Vondra, est persuadé que cela est réaliste, surtout après la victoire des démocrates, lors des dernières élections amércaines, il y a trois semaines. Pour lui, le plus important est qu'on insiste, outre-mer, sur la sécurité, une priorité des Etats-Unis aujourd'hui, comme le confirme, d'ailleurs, leur ambassadeur à Prague, Richard Graber :

Richard Graber, photo: CTKRichard Graber, photo: CTK « Le président a fait une déclaration importante en annonçant qu'il allait oeuvrer avec le Congrès pour arriver à une modification de la loi sur l'obligation de visa, en faveur de la sécurité... »

L'ambassadeur américain ajoute, pourtant, que cela pourrait durer un certain temps, car il faut modifier un texte juridique. On ne peut le faire, aux Etats-Unis comme ailleurs, du jour au lendemain. De toute manière, il est persuadé que c'est une bonne nouvelle pour la République tchèque.

Quotas d'émission de CO2 : Prague est en retard, l'UE à bout de patience

30-11-2006 15:20 | Magdalena Hrozínková

Depuis 2005, les Etats membres de l'UE doivent se doter d'un registre national de quotas d'émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, pour la période 2005-2007, les entreprises tchèques soumises au système d'échange de ces quotas se sont vu allouer au total 97,6 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an.

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Pour la période suivante, allant de 2008 à 2012, chaque pays de l'UE avait jusqu'au 30 juin dernier pour remettre à la Commission européenne son deuxième plan national d'allocation des quotas. Or, la République tchèque, au même titre que la Hongrie, l'Italie, l'Autriche, le Danemark ou l'Espagne, n'a toujours pas rempli cette obligation. Un retard qui pourrait coûter cher : la Tchéquie risque de se faire pénaliser par la Cour européenne de justice. L'amande infligée à Prague correspondrait, selon le porte-parole du ministère de l'Industrie et du Commerce, aux prix des quotas d'émissions de CO2 qui s'élèvent, eux, à plusieurs dizaines de milliards de couronnes tchèques.

Si les écologistes, à Prague comme ailleurs en Europe, prônent pour un système plus sévère des allocations de quotas, qui obligerait les entreprises polluantes à investir davantage dans la réduction des émissions de CO2, les autorités tchèques vont à contre sens de ces initiatives. Après avoir enfin élaboré une première version du plan national, dans la foulée des pourparlers pour le prochain gouvernement, les ministères tchèques concernés s'apprêtent à demander une augmentation du volume des émissions à 102 tonnes de CO2 par an, chiffre qui dépasse largement la production de dioxyde de carbone enregistrée l'année dernière. Si le gouvernement réussit à entamer les négociations avec la Commission européenne d'ici à la fin de l'année, les sanctions de la part de celle-ci pourraient encore être évitées.

Mlada Boleslav s'est préparé sereinement à la réception des supporters du PSG

30-11-2006 15:20 | Guillaume Narguet

Après avoir éliminé, à la surprise générale, l'Olympique de Marseille au premier tour, Mlada Boleslav accueille une autre équipe française, le Paris Saint-Germain, jeudi soir, à l'occasion de la 4e journée de la phase de groupes de la Coupe UEFA. Une rencontre capitale pour les deux formations dans l'optique de la qualification, mais dont l'enjeu est éclipsé par la venue des supporters parisiens.

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Photo: CTKPhoto: CTK La mort du supporter parisien tué par un policer aux abords du Parc des Princes, jeudi dernier, à la sortie du match PSG - Hapoel Tel-Aviv n'est pas passée inaperçue dans les médias tchèques. Une semaine plus tard, alors que 250 à 300 fans du club de la capitale française ont fait le déplacement jusqu'à Mlada Boleslav, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Prague, le quotidien Lidové Noviny consacrait ainsi une page non pas à la présentation du match, mais à la réputation des ultras parisiens. En dessous d'une photo d'archives montrant les hooligans de la tribune Boulogne s'en prendre aux forces de l'ordre, et d'une autre avec la une du quotidien L'Equipe barrée du titre « Quand le football tue », le journal se demande, lui aussi en grand titre, si Boleslav résistera aux radicaux du PSG.

Mlada Boleslav, photo: CTKMlada Boleslav, photo: CTK Une question à laquelle les dirigeants tchèques répondent en se voulant rassurants. Jusqu'à quelques heures du coup d'envoi, ils ont laissé le message suivant « N'ayez pas peur des fans parisiens ! » sur la page d'accueil du site Internet du club, invitant leurs supporters assurément beaucoup plus paisibles et pacifiques que leurs « collègues » français à remplir le petit stade de 5000 places. Et bien que classé à haut risque comme tous les matches de coupe d'Europe disputés depuis le début de saison, le match ne fait pourtant l'objet d'aucune disposition extraordinaire.

David Rozehnal et Mickaël Landreau de Paris Saint-Germain, photo: CTKDavid Rozehnal et Mickaël Landreau de Paris Saint-Germain, photo: CTK « Je pense que tout le monde en République tchèque a noté ce qui s'est passé la semaine dernière à Paris après le match contre Tel-Aviv, a expliqué le directeur sportif Zdenek Kudela. Ce sont de bien tristes événements. Nous savons que le Paris Saint-Germain dispose d'un noyau de supporters, si on peut les appeler comme ça, très agressifs. Nous nous préparons à leur venue et connaissons leur réputation mais pour autant, nous n'aurons pas de dispositif de sécurité différent de ceux que nous avons mis en place lors des précédents matches de coupe d'Europe eux aussi classés à haut risque. Nous sommes donc prêts à vivre une journée bien chargée, mais je suis persuadé que tout se passera aussi bien que lors des autres rencontres. Et puis, en cas de problème, j'ai toute confiance en le savoir-faire de nos unités chargées de la sécurité ainsi qu'en notre collaboration avec la police. »

Prévenus, les supporters parisiens n'auront donc qu'à bien se tenir.

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