Faits et événements Le coût de la vie à Prague plus cher d'année en année ?
Prague n'est de loin plus l'eldorado des bonnes affaires et de la vie pas chère qu'elle a pu être il y a quelques années. Une étude réalisée sur le coût de la vie dans les capitales mondiales en mars dernier révèle que Prague est 28e sur 144 villes au niveau de la cherté de la vie. En tout cas, pour les expatriés...
Prague
Prague, toujours plus chère ? C'est un fait indéniable certes, et c'est
aussi un leitmotiv des journaux tchèques. Le quotidien Lidové Noviny en
fait de nouveau état ce mercredi à propos d'une énième étude qui classe le
coût de la vie à Prague par rapport à d'autres villes dans le monde.
Alors oui, Prague toujours plus chère, mais aussi pour les étrangers expatriés... Car c'est sur cette catégorie très spécifique de la population, que la société de consulting Mercer Human Ressources Consulting s'est basée pour effectuer son étude et son rapport, ce qu'oublie de préciser le quotidien tchèque.
Anna Krotova est analyste chez Mercer, dans la succursale suisse de cette entreprise américaine. Elle nous détaille les objectifs et les critères sur lesquels était basée l'analyse qui a permis de réaliser le classement :
« Cette étude était destinée aux managers des ressources humaines pour qu'ils puissent calculer le salaire de leurs expatriés. Pour cela, nous considérons un « panier » de biens et services consommés par les expatriés. C'est un panier qui est constitué de 200 produits de marques internationales en général, pour qu'on puisse les comparer partout dans le monde. On collecte les prix de tous ces produits dans chaque ville. En tout, nous couvrons environ 300 villes (par contre pour le classement, ce sont seulement 144 villes qui sont considérées). C'est exactement le même panier qui est comparé simultanément, ce qui nous permet d'avoir des indices précis sur le coût de la vie des expatriés. Le modèle de consommation que nous considérons, c'est un modèle qui a été construit suite à une étude faite sur le mode de consommation international, donc il est fortement différent du mode de consommation local. »
Prague
Le fameux « panier » qui n'est de loin pas celui de la « ménagère de moins
de 50 ans » dans le cas présent, est un assemblage de 10 catégories,
censées représenter un type de consommation spécifique : alimentation,
produits domestiques et d'hygiène, coûts d'énergie, restaurants et cafés,
sport et loisirs, ou encore transports. Rappelons pour cette dernière
catégorie justement la récente décision de la mairie de Prague d'augmenter
de 12 a 20 couronnes le ticket de transport le plus courant, et qu'en
comparaison, à Paris, la RATP propose ses tickets à un équivalent de 42
couronnes et que Londres est champion avec l'équivalent de 88 couronnes !
Quelques précisions sur la signification du classement et de l'étude, pour mettre quelque peu en perspective ses résultats, avec Anna Krotova:
« Le classement a été fait avec New York comme ville de base, qui a le dollar comme monnaie de référence, donc, si les monnaies ont bougé par rapport au dollar, ça va avoir directement une influence sur le classement. Par exemple, dans le cas de Prague, qui a connu une forte appréciation de la couronne l'an dernier par rapport au dollar, ça a une influence et ça devient plus cher pour quelqu'un qui vient de New York à Prague. On constate la même situation pour toutes les villes européennes dont la monnaie s'est appréciée et qui sont montées dans le classement. Nous avons constaté une inflation relativement stable pour Prague. Par contre pour un Américain qui vient de New York à Prague, son pouvoir d'achat va un peu diminuer vu que la monnaie locale est plus forte par rapport au dollar. »
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Le parti chrétien-démocrate critique l'amendement de la loi sur les Eglises
La Chambre des députés a adopté un amendement concernant la loi sur les Eglises. Le parti chrétien-démocrate le critique comme une intervention inadéquate de l'Etat dans les affaires ecclésiastiques.
Le cardinal Miloslav Vlk
Par les voix des députés sociaux-démocrates et communistes, la Chambre des
députés a adopté l'amendement concernant la loi sur les Eglises qui
modifie le statut des charités et des diaconats. Des critiques des rangs
du parti chrétien-démocrate jugent que la modification du statut est
contraire aux droits garantis aux Eglises par la Constitution : selon
cette dernière, les Eglises peuvent gérer leurs affaires indépendamment de
l'Etat.
Le ministre de la Culture Pavel Dostal s'est félicité de l'amendement adopté. Malade et épuisé par sa lutte contre le cancer, le ministre s'est présenté à la Chambre pour appuyer le vote de l'amendement auquel il attache une grande importance. Adopté ou pas par le Sénat, le ministre Dostal croit qu'il trouvera un soutien auprès du président de la République. D'après Dostal, le projet en question ne dit rien d'autre que l'Eglise doit agir en accord avec l'ordre juridique tchèque :
Le ministre de la Culture Pavel Dostal, photo: CTK
« Pour moi, il est difficile d'imaginer que le cardinal Vlk fasse d'une
personne X, une personne morale ecclésiastique, et que cette personne ait
les mêmes droits que la personne morale constituée en accord avec les lois
de la République tchèque. »
Cyril Svoboda, ministre des Affaires étrangères qui, en tant que membre du
parti chrétien-démocrate fait partie du camp adversaire, estime que la loi
est une expression de la méfiance de l'Etat à l'égard des Eglises :
« Cette loi conduira à des interventions inadéquates et démesurées de l'Etat qui non seulement interviendra dans la création de personnes morales ecclésiastiques, dont les charités et les diaconats, mais qui, en plus, obligera ces dernières à le tenir au courant des moindres détails. »
Cyril Svoboda s'est déclaré par ailleurs très sceptique quant à la possibilité de ratifier dans les proches délais le traité entre l'Etat tchèque et le Vatican. Depuis 1990, la tendance est à l'affermissement du rôle de l'Etat et à ne pas laisser aux Eglises la liberté de gérer leurs affaires, a-t-il souligné, en regrettant que la Tchéquie soit l'un des derniers pays européens à ne pas avoir réglé ses rapports avec le Saint-Siège.
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Des chercheurs tchèques participent au projet du voilier solaire Cosmos 1
Les chercheurs de l'observatoire ionosphérique et télémétrique de l'Académie des sciences participent au projet américano-russe de voilier solaire. Le premier vaisseau spatial qui devrait naviguer dans l'espace seulement grâce à la poussée des rayons solaires, est le fruit de la coopération entre une société privée américaine et un institut russe.
Le voilier solaire Cosmos 1, photo: CTK
Il a
été lancé par une fusée russe, d'un sous-marin évoluant dans la mer de
Barents. Les voiliers solaires représentent peut-être l'avenir des voyages
dans l'espace, lors de missions interstellaires, quand on ne peut employer
les moteurs classiques et leurs carburants en raison de leur poids trop
élevé. Comment les chercheurs tchèques sont-ils arrivés à coopérer à ce
projet ? Une question que nous avons posée à Frantisek Hruska de
l'observatoire de l'Académie des sciences à Panska Ves, dans le nord de la
Bohême :
« La fabrication de ce satellite équipé d'une voile solaire a été confiée à une usine russe qui coopère avec l'Institut de la recherche spatiale à Moscou. Ce sont les collègues russes qui nous ont informés de ce projet, nous demandant d'y participer comme une des stations de réception. Notre fonction est simple. Nous ne sommes qu'une station de réception et de commande parmi les cinq qui participent au projet et qui se trouvent autour du globe terrestre. Nous sommes chargés de la réception des signaux en provenance du satellite, éventuellement de lui envoyer des commandes, quand le satellite est visible du territoire tchèque. A l'ouest des stations américaines, nous sommes la première et plus loin à l'est, il y a les stations russes. »
Le voilier spatial, lancé mardi, a rencontré quelques problèmes. Espérons, comme les chercheurs de l'Académie des sciences, qu'ils seront résolus et que le projet pourra continuer avec leur participation. Un projet qui pourrait ouvrir de nouveaux horizons aux voyages dans l'espace.
Le plus grand festival de théâtre en Tchéquie a ouvert ses portes
Magdalena Segertova se trouvait, ce mercredi, à Hradec Kralove en Bohême de l'est où vient de débuter le plus important festival international de théâtre en Tchéquie. Elle nous le présente :
Hradec Kralove « République tchèque, Slovaquie, Russie, Pologne, Espagne, Irlande,
Allemagne. C'est autant de pays qui participent au plus important festival
de théâtre dans le pays, intitulé « Le théâtre des régions d'Europe ». Il
se déroule pendant dix jours dans la ville historique et universitaire de
Hradec Kralove, en Bohême de l'est. C'est un rendez-vous d'été magique,
sympathique et très convivial, une fontaine de spectacles dans le « in »
et encore plus dans le « off » pour quelque 56 000 spectateurs, tel est le
chiffre record de l'année dernière. Le festival de Hradec Kralove fait
cousiner théâtre, marionnettes, danses, théâtre de rue et cirque.
Mercredi, la France a été la vedette du festival. La Compagnie Houdard et
Jeanne Heuclin de Paris a présenté sous le chapiteau un spectacle gestuel
mettant en scène des personnages fictifs, les Padox, créatures qui sont à
mi-chemin entre la bête et l'homme. Les Padox ont été incarnés par de
jeunes participants tchèques aux ateliers de Dominique Houdart. La
Compagnie de José Manuel Cano Lopez de Tours-la-Riche a associé dans son
spectacle des extraits des oeuvres d'Eugène Labiche et de Franz Kafka. Les
spectacles vont de paire avec les concerts en plein air et des rencontres
entre spectateurs et comédiens, dans des bistrots et cafés de la vieille
ville. Bref, un festival où le plaisir du jeu est omniprésent, un « Avignon » tchèque, mais qui reste même avec ses 200 spectacles à taille
humaine. »
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La place Venceslas transformée en galerie
En été, l'art fuit les théâtres et les salles de concert et d'exposition pour s'installer en plein air. Depuis ce mardi, c'est la place Venceslas, artère principale de la capitale tchèque, et des rues adjacentes qui accueillent une importante exposition d'art plastique Sculpture grande 2005.
'Liebe Lili (Kampfkopf)' de Richard Ketko, photo: CTK
D'énormes blocs de béton avec des chaussures incrustées dans leur surface,
une longue file de statues herculéennes composées de modules en fer
préfabriqués, deux bouches géantes qui se donnent un baiser glouton et
indécent, un immense triangle fait de carrosseries de voitures, c'est
ainsi que se présentent quelques uns des objets exposés au centre de
Prague. Le festival international des statues sur la place Venceslas
Sculpture grande 2005 - tel est le titre officiel de cette manifestation à
laquelle participent cette année une vingtaine de sculpteurs tchèques,
slovaques, allemands et polonais. Il s'agit déjà de la troisième édition
du projet qui change avec le temps.
'Même les héros ont parfois un mauvais jour' de Marcus Wittmer, photo: CTK
Olga Dvorakova de Gallery Art Factory, institution qui organise le festival
:
"Le festival a évolué d'une façon importante. Aujourd'hui des
artistes créent des statues spécialement pour lui et il s'agit des statues
géantes aux dimensions colossales. L'une de ces statues est d'une hauteur
de cinq mètres et pèse quarante cinq tonnes. D'abord nous choisissions des
statues dans des ateliers des sculpteurs pour les présenter dans le cadre
de cette exposition, puis nous avons progressé et aujourd'hui nous
disposons d'oeuvres qui sont conçues spécialement pour la place Venceslas
et pour notre festival qui est placé sous la devise "Sans
frontières". Cette année nous avons réservé un grand espace aux
jeunes plasticiens de moins de trente ans. C'est une génération d'artistes
qui a du mal à percer dans les galeries d'art. Pourtant la vision du monde
qu'ils nous présentent est extrêmement intéressante."
La statue de l'Allemand Marcus Wittmer intitulée "Même les héros ont parfois un mauvais jour" représentant Superman qui s'écrase par terre, est considérée comme le symbole non-officiel de l'exposition. Voici l'avis d'un passant rencontré par hasard, place Venceslas:"Si je ne le prenais pas comme de l'ironie, et en fait c'est de l'ironie, elle me semblerait assez dépressive. Personnellement je n'aime pas cette statue. Je lui préfère une autre sculpture que nous venons de voir et où l'on voit des chaussures incrustées dans des blocs de béton. C'est une idée originale et cette première sculpture est la meilleure de celles que nous ayons vues jusqu'à présent."
La nouveauté de ce festival est le concours de la meilleure sculpture. Tous les passants sont invités à y participer. Ils peuvent donner leur voix à leur sculpture favorite par SMS.
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