Faits et événements La carpe de Noël est arrivée
Tradition de Noël oblige: la carpe est arrivée dans les rues tchèques. Le plat roi lors de la soirée du 24 décembre, et la coutume veut, en effet, que la carpe soit vendue vivante. L'image typique de Prague et d'autres villes, ces jours-ci, ce sont des grands bassins remplis d'eau et de carpes qui sont "pêchées" et vendues vivantes ou tuées sur place, vidées, nettoyées et même découpées.
Parallèlement à l'ouverture des points de vente, samedi dernier, des activistes de l'organisation la Liberté des animaux ont lancé leur campagne contre la vente de la carpe. Les acheteurs n'ont pas l'air de vouloir renoncer à la tradition: Rien que pour Prague, on évalue qu'entre 150 000 et 250 000 poissons seront vendus cette année, soit entre 300 et 600 tonnes. La meilleure et la plus recherchée est incontestablement la carpe de Trebon et d'autres étangs de Bohême du sud où la tradition de pisciculture remonte à la deuxième moitié du XIVe siècle.
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La coalition gouvernementale entre en période d'hibernation
Le gouvernement tchèque a présenté ce lundi ses « priorités » pour les mois à venir. Stanislav Gross, Premier ministre à la tête d'une coalition qui ne dispose que d'une majorité fragile à la Chambre basse, ne paraît pas en mesure d'entreprendre les réformes attendues.
Le Premier ministre Stanislav Gross, photo: CTK
Un an et demi. La coalition gouvernementale formée autour des
sociaux-démocrates du CSSD a encore un an et demi devant elle avant la fin
de la législature actuelle. Un délai qui pourrait sembler long mais qui ne
lui permettra vraisemblablement même pas d'engager les importantes
réformes nécessaires.
Alors de quelles priorités ont parlé les chefs des partis au pouvoir en ce début de semaine ? De l'accélération des procédures judiciaires, d'un « potentiel accord », entre eux, sur la réforme des retraites, et de la ratification de la Constitution européenne. Des thèmes importants, soit, mais les réformes prônées par l'UE et d'autres institutions internationales comme la Banque mondiale vont être freinées des quatre fers.
La réforme de la Santé publique, la lutte contre le chômage, les changements dans l'environnement juridico-légal des entreprises, et même la réforme des retraites, qui fait toujours l'objet d'un profond désaccord entre le parti social-démocrate et ses partenaires : autant de priorités pour la République tchèque que le gouvernement n'ose se fixer à un an et demi des prochaines élections législatives.
Il faut souligner cependant que d'autres pays de la région en sont réduits au même point, les gouvernements polonais et hongrois ayant changé, comme à Prague, pendant l'été dernier. « La Pologne, la Tchéquie et la Hongrie ont pris des vacances non seulement dans le domaine des réformes structurelles, mais aussi dans celui des finances publiques », déclarait dernièrement l'un des responsables de la BERD. Mais Prague est en retard sur Varsovie et Budapest, qui ont déjà réformé leur système de retraites.
Mirek Topolanek
« Le gouvernement se prépare à hiberner » titrait ce mardi le
quotidien
économique Hospodarske Noviny, qui vise juste en indiquant que la
coalition n'entamera pas des réformes qu'elle ne pourra poursuivre. La
social-démocratie tchèque a bien du mal à sortir de la crise profonde
qu'elle traverse depuis trop longtemps. Aucun bookmaker tchèque ne
miserait aujourd'hui une couronne sur son maintien au pouvoir. Ses alliés,
dont le parti chrétien-démocrate, prennent de plus en plus leur distance.
A
croire qu'il se prépare déjà à choisir un nouveau partenaire... Et tous
les
yeux sont rivés sur le Parti civique démocrate (ODS) et son président,
Mirek Topolanek, vainqueur des trois dernières consultations et qui, sans
beaucoup d'efforts, bénéficient d'une impressionante cote de popularité.
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Cyril Svoboda en faveur de meilleures relations entre Israël et l'UE
La région du Proche-Orient et la solution pacifique du conflit israélo-paléstinien sont au centre de l'intérêt de la diplomatie tchèque. L'actuelle visite du ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, en Israël, qui intervient après celles qu'il avait effectuées, récemment, au Koweït et en Jordanie, en est un nouveau témoignage. Une information d'Alena Gebertova.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le ministre des Affaires étrangères Cyril Svoboda, photo: CTK
« La paix et la survie d'un Etat d'Israël libre et démocratique sont
nécessaires pour la paix et la survie d'une Europe libre et démocratique », a déclaré Cyril Svoboda lors de sa visite officielle de trois jours, en
Israël. Son objet n'est pas, uniquement, de dresser un nouveau constat des
très bonnes relations entre les deux pays, mais aussi d'insister sur le
rôle à jouer par l'Union européenne et par l'OTAN dans le processus
pacifique au Proche-Orient. Une façon, aussi, d'essayer de dissiper les
réticences, voire les craintes des représentants israéliens à l'égard de
l'Europe. Et de mettre en relief que l'Union européenne compte en son sein
des amis d'Israël, dont la République tchèque se veut être l'un des plus
sûrs. « Je suis venu pour dire clairement que l'Union européenne est prête
à une coopération étroite avec l'Etat d'Israël. Tout ce que nous voulons,
c'est atteindre la paix », a dit le ministre Svoboda tout en avouant que
les menaces ne sont pas toujours perçues de la même manière, en Europe et
en Israël.
« Chaque Etat a le droit de défendre ses territoires et ses citoyens », a également déclaré Svoboda, assurant ses interlocuteurs du soutien que la République tchèque accorde au projet israélien d'inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a reçu du chef de la diplomatie tchèque une invitation à Prague. La visite est prévue pour l'année 2005.
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Il y a 170 ans a vu le jour l'hymne national tchèque
Vous avez bien reconnu un extrait de l'hymne national de la Tchéquie, "Kde domov muj" - Où est ma patrie, dans une interprétation de Jindrich Jindrak. L'hymne tchèque a vu le jour il y a tout juste 170 ans. Le 21 décembre 1834 avait lieu la première, sur la scène du théâtre pragois des Etats, de la comédie Fidlovacka, écrite par le compositeur Frantisek Skroup et le dramaturge Josef Kajetan Tyl. Pour la première fois, le violoniste aveugle y a interprété le chant mémorable Où est ma patrie, devenu plus tard l'hymne national.
Dans l'ancienne Tchécoslovaquie, il formait la première partie de l'hymne,
complété par le chant slovaque « Tempête sur les Tatras ». Depuis 1993,
date de création de la République tchèque, il est utilisé indépendamment.
Le compositeur et chef d'orchestre Frantisek Skroup est aussi l'auteur du
premier opéra originel tchèque, Dratenik, Le raccommodeur de porcelaine.
L'oeuvre de l'auteur de l'hymne tchèque n'a été guère apprécié, de son
vivant, dans son pays. C'est aux Pays-Bas où Frantisek Skroup s'est assuré
une reconnaissance, en tant que chef d'orchestre de l'Opéra de Rotterdam,
et c'est dans ce pays qu'il a été inhumé.
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La presse américaine salue le succès de Katia Kabanova au Met
La première de Katia Kabanova de Leos Janacek à New York, vendredi 17 décembre, a été aussi le succès de deux artistes tchèques, le chef d'orchestre Jiri Belohlavek et la mezzo-soprano Magdalena Kozena.
Le Metropolitan Opera de New York
Katia Kabanova est le sixième opéra de Leos Janacek basé sur la tragédie
"La Tempête" d'Aleksandr Nikolaïevitch Ostrovski. L'histoire
d'une jeune femme, qui se révolte contre la morale hypocrite et expie sa
faute dans les eaux de la Volga, a permis au compositeur de déployer son
art dramatique mais aussi son immense réserve de tendresse. "Cet
opéra sera l'un des plus tendres parmi mes oeuvres", écrit-il. Il se
met au travail sur cette tragédie lyrique en 1919, à l'âge de 65 ans, à
l'époque où il est profondément épris d'une jeune femme, Kamila Stösslova,
grande inspiratrice des chefs d'oeuvre des dernière années de sa vie. C'est
à elle que Janacek pense en composant son opéra, ce sont les traits de
Kamila qui transparaissent sous ceux de Katia.
Pour monter cette nouvelle production le Metropolitan Opera de New York a fait appel au chef tchèque Jiri Belohlavek. En ce moment, Jiri Belohlavek représente avec Jiri Kout et Zdenek Macal le sommet de l'école de direction d'orchestre tchèque. Le chef, que d'aucuns aimeraient voir au poste de directeur musical de l'Orchestre philharmonique tchèque, poursuit une brillante carrière internationale qui lui a valu, récemment, une nomination pour un Grammy pour son enregistrement des Troisième et Quatrième symphonies de Bohuslav Martinu. Katia Kabanova est sa première prestation au Met. Après la première de se vendredi, l'Associated Press salue l'immense sensibilité avec laquelle il a interprété l'oeuvre de Janacek.
Magdalena Kozena
La presse américaine est élogieuse d'ailleurs aussi en ce qui concerne
d'autres protagonistes de cette production, notamment la soprano
finlandaise Karita Mattila, dans le rôle titre. Sa voix lumineuse, sa
grâce et sa force émotionnelle en font, selon l'AP, une interprète idéale
de ce rôle. Elle chante en tchèque et on apprécie également la netteté de
sa prononciation. Une autre vedette de la soirée, la mezzo-soprano
Magdalena Kozena rehausse par sa prestation l'importance du rôle de
Varvara, amie de Katia. L'AP admire sa voix transparente, chaleureuse et
envoûtante et le caractère passionné qu'elle a donné à son personnage.
L'éclat de cette production retombe aussi sur Janacek et sur l'ensemble de
son oeuvre. Le journal New York Times estime qu'il est de plus en plus
évident que ce sont Britten et Janacek qui nous ont laissé les opéras les
plus importants du XXe siècle.
Rappelons dans ce contexte que Katia Kabanova a été présentée pour la première fois au Met en 1991. C'était alors la Slovaque Gabriela Benackova qui avait prêté sa voix à l'héroïne tragique. Elle a aussi enregistré sa prestation inoubliable dans ce rôle avec l'Orchestre philharmonique tchèque dirigé par Sir Charles Mackerras.
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